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!Kung Bushman Religious Beliefs1

Published online by Cambridge University Press:  23 January 2012

Extract

My purpose in this paper is to describe some of the religious beliefs held currently by the !Kung Bushmen of the interior bands of the Nyae Nyae region of South West Africa. I shall limit the paper to a description of their concepts of the gods, the problem of evil, supplication, the spirits of the dead, and the ceremonial curing dance, but leave for another paper a more detailed account of medicine men, how they become medicine men, and more about their practices and beliefs. We gathered the information which I present principally on our expeditions of 1952–3 and 1955.

Résumé

LA RELIGION DES BOSCHIMANS !KUNG

Les Boschimans !Kung de la région de Nyae Nyae dans le sud-ouest de l'Afrique croient quʼil existe deux dieux — le grand créateur, qui habite dans l'est du ciel, où le soleil se lève, et le petit dieu qui est subordonné au grand dieu, et qui habite dans l'ouest du ciel où le soleil se couche.

Le grand dieu possède sept noms divins, que les !Kung ont peur de prononcer, et un seul nom humain. Certains de ces noms (d'après Schapera ce sont Hishe, Huwe et Kxo) indiquent que le concept du grand dieu tire son origine des croyances anciennes soutenues par d'autres Boschimans et par les Hottentots. Ces noms sont associés avec un être suprême bien disposé. Divers groupes de Boschimans croyaient dans un esprit malfaisant, un ‘avant-coureur de la mort’, ∥Gauwa. D'après la croyance actuelle des !Kung de la région de Nyae Nyae, le grand dieu a fait du petit dieu son homonyme en lui accordant tous ses noms divins (mais non son nom human), et ∥Gauwa est un des sept noms divins qui sont attribués aux deux dieux. Le nom humain ≠Gao!na, le vieux ≠Gao, est celui du protagoniste de plusieurs vieux contes bizarres, un être ayant des pouvoirs surnaturels, mais ressemblant à un homme et soumis à toutes les frustrations humaines. Les !Kung ont amalgamé l'ancien protagoniste et le grand dieu en ce qui concerne le nom, mais ils ont modifié l'image.

Le grand dieu s'est d'abord créé lui-même, et ensuite il a créé le petit dieu. Pour chacun d'eux, il a créé une épouse qui a donné naissance à des enfants. Il a créé la terre et le ciel, la femme et l'homme et il a donné des noms à toutes choses. Il a donné le nom de son épouse, Khwova, à la première femme, et son propre nom ≠Gao au premier homme. Le grand dieu et le petit dieu s'intéressent principalement à l'humanité. Ni l'un ni l'autre nʼest associé essentiellement avec le bien ou le mal à l'égard de l'homme; tous les deux peuvent apporter de grands biens, tels que la pluie, la nourriture et les enfants, mais aussi la mort, la maladie et la famine. Tous les deux expriment leur contentement ou leur mécontentement avec les gens, suivant leurs caprices.

Le grand dieu est omnipotent et a le pouvoir de commander chaque action des hommes, des animaux et des éléments. Le petit dieu est censé lui obéir et exécuter ses ordres.

En dernière analyse, le grand dieu est fondamentalement responsable, mais le petit dieu est capable d'une action indépendante et parfois il favorise une personne avec laquelle le grand dieu est mécontent, et, ainsi, fâche le grand dieu qui peut punir cette personne même de mort. Mais les !Kung disent que le grand dieu n'est jamais trop mécontent, car autrement il ne resterait personne vivant sur la terre. Ils adressent des prières sans formalités aux deux dieux en tant qu'individus, notamment au grand dieu, et sollicitent leur bienveillance.

Les !Kung croient que lorsque les gens meurent ils deviennent des esprits, //gauwasi, qui sont emportés au ciel où ils vivent avec le grand dieu. Il leur accorde l'immortalité et ils deviennent ses serviteurs, lesquels transmettent ses faveurs ou l'infortune aux hommes.

La seule manifestation religieuse à laquelle le peuple se livre de concert est la danse cérémoniale de guérison. Le grand dieu a donné une forte médecine curative qui réside dans la musique de la danse et dans les corps des guérisseurs. Au cours de la danse, cette médecine est évoquée non seulement afin de guérir quelqu'un qui est effectivement malade, mais également dans le but de chasser le mal éventuel et de protéger les gens. Les !Kung expliquent le fait que parfois la médecine ne guérit pas en disant que le grand dieu permet à la médecine d'agir ou non, suivant sa volonté.

Information

Type
Research Article
Copyright
Copyright © International African Institute 1962

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