« Une fausse appréciation du problème agraire, c'est celle qui s'est contentée de considérer le seul cas des Communautés indigènes » (ABELAKDO SOLIS, Ante el problema agrario peruano, Lima, 1928, p. 62).
Oui, combien « singulier » cet « Orient » auquel il nous faut aujourd'hui assigner le Pérou avec son « socialisme inca », son « mode de production asiatique » et son « despotisme oriental » ! Mais sans doute s'agit-il de s'entendre et de convenir d'abord que, dans cet Empire « oriental » qu'a été le Pérou inca, l'intéressant ne réside pas tant — pour nous, du moins, qui visons ici un certain usage idéologique de ce modèle de société — dans la présence paradoxale d'une « classe dominante, assise sur toutes les autres » ou de ce que Louis Baudin appelait un peu rapidement « du socialisme d'État », que dans « l'élément ancestral » dont la « naissance se perd dans la préhistoire » : l'ayllu, la communauté agraire primitive. Car, pour cette génération — celle de Mariàtegui — qui « résoud politiquement son indigénisme en socialisme », la «clé du ciel oriental» que constitue la présence d'un communisme agraire primitif , semble apporter — peut-être trop rapidement — réponses et solutions aux problèmes cruciaux que pose la réalité nationale.
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