* La majeure partie des citations d'al-Kindī renvoient à l'édition Abū Rīda de ses “épîtres philosophiques”: Rasā'il al-Kindī al-falsafiyya (Le Caire, 1369/1950) t. I, (1372/1953) t. II; seconde édition, partielle, du tome I (Le Caire, 1978). Lesréféreneces sont données par la double indication du tome et de la page, avec le cas échéant la page de la seconde édition entre parenthèses; exemple: I, 101 (31).
2 Plotinus apud Arabes, éd. 'A. Badawi (Le Caire, 1955), p. 6.
5 Éd. H. Ritter – R. Walzer (Rome, 1938), p. 32 (trad. italienne, p. 48); éd. dans, Badawiidem, Rasā'il falsafiyya li-l-Kindī wa al-Fārābī wa Ibn Bāgga wa Ibn 'Adī (Beyrouth, 1400/1980), p. 7.
6 I, 278; texte très voisin dans Siğistānī, , Siwān al-ḥikma, éd. Badawi, (Téhéran, 1974), p. 284; éd. Dunlop, D.M. (La Haye, Paris et New York, 1979), p. 114.
7 I, 116–17 (49–51); voir, Ép. sur l'unicité de Dieu et la finitude du corps du monde, I, 203 (159–60).
10 I, 117 (50–1); Aristote, voir, Physique, IV, 12, 220 b 14–16: “Nous mesurons non seulement le mouvement par le temps, mais aussi le temps par le mouvement, parce qu'ils se déterminent réciproquement” (trad.Carteron).
12 I, 120 (55); 196 (151); 204, 205 (161).
13 I, 167 (115). Cette dernière claused paraît absente de l'œuvre connue de Kindī; en revanche la phrase entière figure comme définition du temps dans les Muqābasāt de Tawḥīdī [Muq. 91, éd. 'Alī, Šalaq (Beyrouth, 1986), p. 214].
15 II, 8–35 (le latin est en pages impaires, la rétroversion arabe en pages paires); c'est une reprise de l'éd. d'A. Nagy (Münster. 1897).
16 Notre traduction du mot instans demande explication. Le mot français qui se présente de lui-même est “instant,” mais il suggère ou du moins n'exclut pas l'idée d'un infinitésimal; “moment” ne signifie pas assez précisément le présent. L'adverbe “maintenant,” que nous prenons la liberté de substantiver, désigne assez bien un intervalle entre le passé et l'avenir sans préjuger de son caractère ponctuel ou non; on verra plus loin que cette précision a son importance.
17 Comprehendit; Abü Rīda traduit par yasil (II, 35 et 34).
18 On sait que pour Aristote, que Kindī suit apparemment dans ce texte, 1e nombre relève de la quantité discontinue; la continuité qui lui est attribuée ici lui vient sans doute de celle du temps et en dernière instance de celle du mouvement; en soi elle n'en est pas moins problématique.
20 Simplicii in Aristotelis Physicorum libros quattuor priores Commentaria, éd.dans, H. DielsCommentaria in Aristotelem Graeca, edita consilio et auctoritate Academiae Litterarum Regiae Borussicae (Berlin, 1891–1909), IX (1882), p. 72222–34, commentant Physique, 219 b 10 et suiv.
21 Ibid., p. 72631–72734, commentant Physique, 220 a 4 et suiv.
23 Sorabji, R., Time, Creation and the Continuum (Londres, 1983), chap. 5.
25 I, 117–19 (50–4); voir aussi Ép. sur la quiddité de ce qui ne peut être infini et de ce qu'on dit infini, I, 197 (152).
27 I, 120 (54–5); voir Ép. sur l'unicité de Dieu et la finitude du corps du monde, I, 204–5 (160–2).
28 Cette preuve par la composition n'est pas facile à interpréter, comme on peut le voir d'après les analyses qu'en a faites successivement Davidson, H.A., Journal of the American Oriental Society, 89 (1969): 357–91, pp. 370–3,dans, puis son livre de 1987 Proofs for Eternity, Creation and the Existence of God in Medieval Islamic and Jewish Philosophy (New York), pp. 112–15. Il la met en rapport avec une preuve de la non-éternté du monde par la puissance finie d'un corps fini, qu'on lit chez Jean Philopon; il suppose - hardiment - que Kindī s'en est mal souvenu ou l'a mal comprise; il écrit aussi, pour ce qui concerne le début du développement d'ensembie, qu'il aurait été plus simple de raisonner directement sur le temps sans passer par la fimtude des (sic) corps. En fait, aussi bien la preuve de la finitude du temps par son accidentalité à l'égard du corps du monde, que la preuve par la composition du corps, ont pour présupposé métaphysique ou théologique la dépendance et la difference radicales de toute existence créée par rapport à l'Un Vrai à qui est étrangère toute pluralité et toute durée; ainsi le concept d'extension en ses diverses modalités va au delà des catégories physiques, l'extension spatiale et/ou temporelle étant le lieu de l'existence finie.
29 I, 121 (55–6); voir, l'Ép. cur l'unicité de Dieu…, I, 205–6 (162–3).
30 I, 121–2 (56–7); voir, l'Ép. sur l'unicité de Dieu…, I, 206–7 (163): ce qui est dans la Philosophie première une conclusion y est suivi d'une inférence qui va de l'instauré (muhdat) à l'instaurateur (muḥdit) dont l'unicité est ensuite démontrée.
31 Davidson (cité n. 28); nos analyses ne sont pas exactement parall`les aux siennes, nos objets respectifs étant différents. aussi, VoirPhiloponus, Against Aristotle On the Eternity of the World, transl. by Wildberg, C. (Londres, 1987), pp. 144–5 (= Simplicius (cité n. 20), p. 1179) et Sorabji, Time, Creation and the Continuum (cité n. 23), chap. 14.
32 Maḥdūd, limité, déterminé, défini.
33 I, 122 (57–8); on en retrouve le résumé ou plutôt le résultat chez Ḥazm, Ibn, al Fiṣal fi al-milal, éd. al-fikr, de Dār (Beyrouth, 1400/1980), I, p. 14.
34 Troupeau, G., “Un épitomé arabe du ‘De contingentia mundi’ de Jean Phiopon,” Lucchesi, dans E. et Saffrey, H. D. (éd.), Mémorial André-Jean Festugière (Genève, 1984), pp. 77–88 (édition, pp. 79–83; traduction, pp. 84–8);
Pines, S., “An Arabic summary of a lost work of John Philoponus,” dans idem, Collected Works (Jérusalem, 1986), vol. II, pp. 294–352 (traduction, pp. 295–311).
36 Ces deux ouvrages, plus l'Ép. sur la démonstration de la finitude du corps du monde et l'Ép. sur l'unicité de Dieu et la finitude du corps du monde, constituent une famille de textes, la 2e édition des Rasā'il les contient tous quatre.
37 I, 197–8 (152); au lieu d'“essence éternelle” (azaliyya) on peut lire “principielle” (awwaliyya), mais alors la phrase est redondante et c'est à juste titre que l'éditeur a préféré la première lecture.
38 I, 101 (31) et 161 (105).
40 I, 375; éd. Guidi, I. - Walzer, R. (Rome, 1940), p. 397 (trad. italienne, p. 412).
42 I, 372–3; éd.Guidi-Waizer, pp. 395–6 (409–10).
45 Éd. Ritter–Waizer, p. 32 (p. 49); éd. Badawi, p. 8.
48 I, 377. Les “corps du monde” sont évidemment les sphères.
50 Wildberg, Voir (cité n. 31), pp. 77, 83.
52 Timée, 29 d-e; trad. Brisson, L. (Paris, 1991).
53 Lovejoy, A.O., The Great Chain of Being (Cambridge, Mass., 1950), p. 52. Noter que Hintikka, selon J. [Time and Necessity. Studies in Aristotle's Theory of Modality (Oxford, 1973), p. 95] Lovejoy est doublement dans l'erreur en attribuant à Platon le principe de plénitude et en le refusant à Aristote; en fait Lovejoy désigne dans Aristote un autre aspect du principe: la continuité sans faille dans la hiérearchie des espèces (The Great Chain of Being, p. 55 et suiv.).
54 Galeni Compendium Timaei Platonis, éd. Kraus, P. - Walzer, R. (Londres, 1951), p. 5 (trad. latine pp. 9–10).
55 Hintikka, Time and Necessity (cité n. 53), p. 106; noter que cette formulation résulte d'une analyse de la théorie aristotélicienne du mouvement.
56 I, 237. Selon l'Ép. des définitions l'impossible est “la réunion de deux contradictoires (mutanāqidayn) dans une chose en un même temps, une même partie, et sous un même rapport”; I, 169 (118).
57 I, 259 (lapsus probable dans le texte arabe); pour le Vrai, , agent du vrai, voir Philosophie première: “le Vrai Premier est la cause de tout vrai”; I, 98 (30).
58 Hintikka, Time and Necessity (cité n. 53), p. 96.
61 'alā qadr al-aslah, en suivant l'émendation d'Abū Rīda (le manuscrit a qudra).
62 la remarque, Voir d'Abū Rīda, I, 31.
64 Voir I, 258 où les végétaux et les animaux (al-hart wa al-nasl) apparaissent au dernier rang de l'ordre cosmique, placés toutefois, avec les sphères célestes (al-ašḥās al-'āliya) dans la catégorie de “substance douée d'une âme” (ğawhar nafsānī).
65 Jolivet, Voir J., “L'action divine selon al-Kindī,” Mélanges de l'Université Saint-Joseph, 50 (1984): 311–29.
68 Kitāb al-milal wa al-nihal, éd. Badrān, , 2 vol. (Le Caire, 1951 et 1955), I, p. 74; trad.Shahrastani, française dans, Livre des religions et des sectes, I, trad. Gimaret, D. et Monnot, G., Collection Unesco d'œuvres représentatives. Série arabe, (Leuven, 1986), pp. 195–6. Sur les rapports entre l'investigation rationnelle et la révélation selon les mu'tazilites et les philosophes Mahdi, voir M., “Philosophie d'Aristote et pensée politique dans la communauté islamique: réflexions et comparaisons,” Sinaceur, dans M.A. (éd.), Penser avec Aristote (Toulouse, 1991), pp. 209–25 (223–4)