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Published online by Cambridge University Press: 14 September 2020
To describe clinical characteristics of Canadian patients with myelin-oligodendrocyte glycoprotein immunoglobulin-G optic neuritis (MOG-IgG ON).
Retrospective observational case series of MOG-IgG seropositive patients with ON referred to tertiary neuro-ophthalmology practices. Outcome measures included clinical characteristics, radiologic findings, and visual outcomes.
Forty-six eyes of 30 patients were included. Twenty-three (76.7%) were women, mean onset age was 40.7 years (range 16–77), and most were Caucasian. Seventeen (56.7%) presented with their first ON episode. Sixteen (53.3%) had bilateral eye involvement. Isolated ON without associated neurological symptoms occurred in 90.0%. In 22 patients with acute ON (seen within 1 month of onset), presenting mean visual acuity (VA) was 20/258 (logMAR 1.11), mean deviation (MD) on Humphrey visual fields was −16.90 ± 10.83 dB, and peripapillary retinal nerve fiber layer (RNFL) thickness on ocular coherence tomography (OCT) was 164.23 ± 46.53 um. Orbital magnetic resonance imaging (MRI) within 1 month of symptom onset for 19 patients demonstrated orbital optic nerve enhancement in 11 (57.9%) and perineural enhancement in 11 (57.9%). Brain MRI was normal in 28 (93.3%) patients. Twenty out of 22 patients with acute presentation were treated with high-dose glucocorticoids and 5 with plasma exchange in addition to corticosteroids. Long-term immunosuppression was utilized in 9 (30%) out of all 30 patients. Final VA was 20/30 (logMAR 0.18), MD was −7.17 ± 8.85 dB, and RNFL thickness was 72.15 ± 20.16 um.
MOG-IgG ON in Canada has a variable presentation with most patients having substantial initial vision loss with good recovery. This is the largest characterization of the disease in Canada to date.
Cas de névrite optique à anticorps anti-glycoprotéine de la myéline oligodendrocytaire (MOG)-immunoglobulines G observés au Canada.
Décrire les caractéristiques cliniques de patients canadiens atteints de névrite optique à anticorps anti-glycoprotéine de la myéline oligodendrocytaire -immunoglobulines de type G (NO-AAGMO-IgG).
Recourir à une série de cas de patients atteints de NO et séropositifs aux AAGMO-IgG qui ont été observés et aiguillés par la suite vers des soins tertiaires en neuro-ophtalmologie ; se pencher ensuite sur certains aspects cliniques, sur leurs résultats à des examens radiologiques et sur l’évolution de leur vision.
Au total, 46 yeux appartenant à 30 patients, la plupart d’origine européenne, ont été inclus dans cette étude. De ce nombre de patients, 23 étaient de sexe féminin (76,7 %) ; de plus, l’âge moyen d’apparition des premiers symptômes était de 40,7 ans (étendue : 16 à 77 ans). Précisons que pour 17 d’entre eux, soit 56,7 %, il s’agissait d’un premier épisode de NO. Dans le cas de 16 patients, soit 53,3 %, leurs deux yeux étaient atteints par cette inflammation. Des cas isolés de NO sans symptômes neurologiques associés se sont produits chez 90,0 % des patients. Chez 22 patients présentant une NO aiguë et vus dans un délai d’un mois à partir de l’apparition de leurs premiers symptômes, l’acuité visuelle (AV) moyenne était de 20/258 (logMAR 1,11), l’écart moyen (EM) au test du champ visuel de Humphrey était de -16,90 ± 10,83 dB et l’épaisseur de la couche des fibres nerveuses rétiniennes péripapillaires mesurée par la technique de tomographie en cohérence optique était de 164,23 ± 46,53 μm. Des examens d’IRM orbitaire effectués chez 19 patients dans un délai d’un mois à partir de l’apparition de leurs premiers symptômes ont montré une amélioration du nerf optique dans sa portion orbitaire pour 11 d’entre eux (57,9 %) et une amélioration périnéale également pour 11 d’entre eux (57,9 %). Les résultats obtenus par IRM étaient normaux chez 28 patients (93,3 %). Sur les 22 patients présentant une NO aiguë, 20 ont été traités avec des glucocorticoïdes donnés à haute dose tandis que 5, outre l’administration de corticostéroïdes, l’ont été au moyen d’un échange de plasma. L’immunosuppression à long terme a été utilisée chez 9 patients sur 30 (30 %). À la fin, l’AV moyenne de ces patients était de 20/30 (logMAR 0,18), leur EM était de -7,17 ± 8,85 dB alors que l’épaisseur de la couche des fibres nerveuses rétiniennes péripapillaires était de 72,15 ± 20,16 μm.
Au Canada, la NO-AAGMO-IgG est donc variable dans ses manifestations, la plupart des patients donnant à voir une perte substantielle de leur vision suivie d’un bon rétablissement. À ce jour, il s’agit en outre de la plus vaste étude de caractérisation de cette maladie au pays.