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Published online by Cambridge University Press: 28 January 2026
Kinesiophobia is defined as an excessive and irrational fear of movement and physical activity. Individuals living with Parkinson’s disease (PD) can be at risk of developing this phobia, due to the debilitating nature of the disease’s motor symptoms such as impaired balance, bradykinesia, rigidity and tremor. This is particularly problematic, as exercise is crucial for people with PD, especially considering its potential to slow down disease progression. The Tampa Scale of Kinesiophobia for Parkinson’s disease (TSK-PD) is a valid and reliable instrument for measuring kinesiophobia in PD. However, no French translation of this scale existed prior to this study.
The English TSK-PD was translated, cross-culturally adapted into Canadian French, and administered to 102 ambulatory French-speaking Canadians living with PD, aged 46–83. Statistical analyses were then conducted to examine the psychometric properties of the translated scale.
Results confirmed the construct validity of the translated version and revealed high internal consistency (Cronbach’s alpha = 0.90), good test-retest reliability (ICC = 0.84), with no evidence of floor or ceiling effects. Exploratory and confirmatory factor analyses supported a two-factor structure consisting of “Activity Avoidance” and “Harm.”
The French-Canadian TSK-PD can be recommended for use in research and in clinical settings to better identify fear of movement in French-speaking PD patients and promote physical activity.
Validation psychométrique de la version canadienne-française de l’échelle de kinésiophobie de Tampa dans le cas de la maladie de Parkinson
La kinésiophobie peut se définir comme la peur excessive et irrationnelle du mouvement et de l’activité physique. Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson (MP) sont ainsi à risque de développer cette phobie en raison de la nature invalidante de leurs symptômes moteurs, par exemple les troubles de l’équilibre, la bradykinésie, la rigidité et les tremblements. Cela s’avère particulièrement problématique dans la mesure où l’exercice physique demeure essentiel pour ces personnes, notamment en raison de sa capacité à ralentir la progression de la maladie. L’échelle de kinésiophobie de Tampa (EKT) dans le cas de la MP représente un instrument valide et fiable pour mesurer la kinésiophobie liée à cette affection. Cependant, aucune traduction française de ce questionnaire n’existait avant cette étude.
Le questionnaire anglais de l’EKT en lien avec la MP a été traduit, adapté à la culture canadienne-française et administré à 102 patients canadiens-français ambulatoires âgés de 46 à 83 ans et atteints de la MP. Des analyses statistiques ont ensuite été effectuées afin d’examiner les propriétés psychométriques de l’échelle traduite.
Les résultats ont confirmé la validité conceptuelle de la version traduite et ont révélé une cohérence interne élevée (coefficient alpha de Cronbach = 0,90), une bonne fiabilité test-retest (CCI = 0,84), et ce, sans signe d’un effet plancher ou d’un effet plafond. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires ont confirmé une structure à deux facteurs comprenant « l’évitement de l’activité » et « le préjudice ».
Dans le cas de la kinésiophobie, l’EKT en lien avec la MP peut être recommandée pour une utilisation dans la recherche et en milieu clinique afin de mieux identifier la peur du mouvement chez des patients canadiens-français atteints de la MP mais aussi de promouvoir l’activité physique.