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Les principales tendances de la sémiologie

  • Guy Bouchard (a1)
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La sémiologie est une discipline en gestation: ni ses concepts de base, ni sa méthode, ni son champ d'application ne sont encore parfaitement délimités. En cette nébuleuse nous voudrions toutefois montrer que s'esquisse un système stellaire polarisé par la notion de signe. Qu'un tel système ne soit pas encore visible à l'œil nu, cela dépend surtout, croyons-nous, d'une part du vocabulaire utilisé par les sémiologues, qui tantôt manipulent les mêmes termes en des acceptions différentes, tantôt conférent à des termes différents le même sens, d'autre part du fait que les distinctions sous-jacentes à certains choix ne sont pas considérées comme les éléments d'une combinatoire susceptible d'articuler les diverses positions possibles. Notre démonstration portera sur le champ d'application de la sémiologie: nous nous livrerons en premier lieu à un inventaire des principales tendances qui le parcourent, pour ensuite comparer ces tendances entre elles et reconstruire le système à l'intérieur duquel elles s'insèrent.

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1 Locke John, Essai philosophique concernant l'entendement humain (trad. Coste). Paris, Vrin. 1972. p. 602.

2 Peirce Charles S., Collected Papers, Cambridge, The Belknap Press of Harvard University, 1965, V.I, n. 191.

3 Ibidem, V.II, n. 227. Peirce distingue comme suit les deux acceptions du mot logic: laquo;The term laquo;logicraquo; is unscientifically by me employed in two distinct senses. In its narrower sense, it is the science of the necessary conditions of the attainment of truth. In its broader sense, it is the science of the necessary laws of thought, or, still better (thought always taking place by means of signs), it is general semeiotic, treating not merely of truth, but also of the general conditions of signs being signs (which Duns Scotus called grammatica speculativa). also of the laws of the evolution of thought, which since it coincides with the study of the necessary conditions of the transmission of meaning by signs from mind to mind, and from one state of mind to another, ought, for the sake of taking advantage of an old association of terms, be called rhetorica speculativa. but which I content myself with inaccurately calling objective logic, because that conveys the correct idea that it is like Hegel's logic»(V.I, n. 444)

4 de Saussure Ferdinand, Cours de linguistique générale (de Mauro éd.). Paris, Payot, 1972, p. 33.

5 Morris Charles, Signification and Significance, Cambridge, the M.I.T. Press. 1964, p. 1.

6 Barthes Roland, Mythologies, Paris, Seuil, 1957, p. 218.

7 Buyssens Eric, La communication et l'articulation linguistique, Bruxelles, Presses universitaires, 1967. pp. 11 et 2226.

8 Prieto Luis. La sémiologie, in Le langage (Martinet André éd.), Paris, Gallimard. Encyclopédic de la Pléiade, 1968, pp. 9395.

9 Mounin Georges. Introduction à la sémiologie, Paris. Ed. de Minuit , 1970. pp. 1115.

10 Guiraud Pierre. La sémiologie, Paris, P.U.F.. Coll. Que sais-je ? n. 1421. 1971, pp. 57.

11 Metz Christian, Les sémiotiques ou s–mies, in Communications n. 7, 1966, pp. 146148.

12 Eco Umberto, La structure absente, Paris, Mercure de France, 1972, pp. 1419.

13 Le signe + indique une prise de position affirmative de l'auteur concerné à l'égard de l'objet en question; — une décision négative; ± une décision à la fois positive et négative. Nous avons omis la bionique, que Guiraud seul mentionne, en supposant qu'elle se rattache à la zoosémiologie.

14 On trouvera justification de cette correction au commencement de Messages et signaux (Paris, P.U.F., 1966, p. 6): «Le livre que le lecteur a entre les mains traite précisément des signaux. Son but est d'exposer les fondements de la science qui étudie ces instruments et qu'on appelle, depuis Ferdinand de Saussure, la laquo; sémiologie ».»

15 Opus cit., p. 261.

16 L'argument utilisé par Metz, en plus de la référence à la situation de fait, est celui de l'omniprésence du linguistique; mais: a) Metz confond langage oral et écriture; b) il escamote peinture et musique, oú l'absence du linguistique est manifeste; c) il oublie la présence du sémiologique (gestes, mimiques, etc.) dans le linguistique.

17 La distinction entre source émettrice et source non émettrice correspondent à l'opposition signal/indice, ce que nous avons appelé laquo;réalitéraquo; est exclu des 4 derniers cas.

18 SAUSSURE, Opus cit., pp. 34–35.

19 Opus cit., p. 226. C'est nous qui soulignons.

20 Foundations of the Theory of Signs, Chicago, The University of Chicago Press, 1938, p. 56.

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Dialogue: Canadian Philosophical Review / Revue canadienne de philosophie
  • ISSN: 0012-2173
  • EISSN: 1759-0949
  • URL: /core/journals/dialogue-canadian-philosophical-review-revue-canadienne-de-philosophie
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