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Hugues de Saint-Victor: Contribution à un nouvel examen de son œuvre

  • Roger Baron
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En présentant cette contribution à l'examen critique de l'œuvre de Hugues de Saint-Victor, nous avons d'abord à rendre hommage à B. Hauréau qui, au siècle dernier, entreprit une étude analogue, en 1859, sous le titre, Hugues de Saint-Victor: Nouvel examen de l'édition de ses oeuvres, puis, en 1886, sous le titre, Les oeuvres de Hugues de Saint-Victor. Compte tenu des travaux parus depuis lors et des résultats de nos propres recherches nous devons faire un certain nombre d'additions aux constatations faites par Hauréau, et un certain nombre de corrections aux jugements qu'il prononça. Il n'empêche que notre étude comme la sienne a un caractère provisoire et appelle à son tour additions, perfectionnements et corrections. Puissions-nous du moins être quelque peu utile aux chercheurs qui s'intéresseront à ce grand penseur du XIIe siècle.

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1 Hugues de Saint-Victor: Nouvel examen de l'édition de ses oeuvres (Paris 1859); Le oeuvres de Hugues de Saint-Victor (Paris 1886).

2 L'homonymie peut provoquer un rapprochement d’œuvres sans causer de confusion: Munich Clm 18600 fol. 312 Expositio dominicae orationis ex tractatu de mystica theologia Hugonis de Palma; fol. 327 Hugonis (de S.V.) compendium de meditatione; Clm 18779 fol. 7 Hugo de novo castro de victoria Christi contra antichristum; fol. 232 Hugonis de tract S.V. de oratione. Dans Clm 18368, il y a rapprochement de deux Hugues et confusion avec un troisième Hugues: Compendium theologicae veritatis (Hugues de Strasbourg et Hugues de S.V.)… Columba deargentata (en réalité vraisemblablement Hugues de Fouilloi).

3 Pour notre part,’ dit Hauréau, ‘ce que nous reprochons aux éditeurs de 1648, ce n'est pas tant d'avoir inséré dans les Mélanges quelques fragments, réclamés, peut-être à tort, au nom de saint Bernard, que d'avoir laissé dans les manuscrits, où ils attendent encore la lumière, divers autres opuscules de notre chanoine qui auraient aisément trouvé place dans ce vaste ensemble de pièces mal assorties. Ces éditeurs sont-ils d'ailleurs vraiment coupables de quelques larcins faits à saint Bernard? Il est bien plus certain que les éditeurs de saint Bernard ont introduit dans ses Œuvres plusieurs pièces dérobées à notre chanoine; celle-ci, par exemple, intitulée De septem donis Domini, et qui commence par ces mots: Prima gratia est timor Domini’Les oeuvres de Hugues de Saint-Victor 213.

4 On pourrait citer des cas analogues dans la pensée moderne. Ainsi Μ. Gilson, E., corrigeant dans sa conférence parlée un passage de sa conférence écrite, ‘Peinture et imagerie,’ (dans L'homme et ses oeuvres, Actes du IXe Congrès des Sociétés de Philosophie de Langue française [1957] 298–301): le texte de Delacroix sur la peinture est un texte emprunté, exprimant sa pensée, mais dont il n’était pas l'auteur.

5 Il y a des cas comme celui de Jérôme et Jean Tharaud. Mais précisément, même si l'on réussit à percer quelque peu le mystère, on garde réunis les noms des deux auteurs.

6 Lorsqu'un copiste livre en clair une attestation, il y a lieu de se demander quelle est l'importance du témoignage. L'attestation est-elle unique ou rare, ou fréquente? Proche de l'origine ou éloignée? Et il faut noter encore qu'une attestation ancienne et de qualité a plus de poids que plusieurs attestations tardives qui se répercutent, mais remarquer aussi qu'un témoin tardif peut être le représentant d'une attestation ancienne de valeur. Mais il arrive encore que l'attribution ne soit pas explicite. Claire peut-être pour le copiste, elle demeure obscure pour nous. Et c'est ici qu'intervient tout le jeu d’échange entre les Hugues.

7 L’Indiculum a été édité par J. de Ghellinck, ‘La table des matières de la première édition des œuvres de Hugues de Saint-Victor,’ Recherches de science religieuse 1 (1910) 270–89, 385–96.

8 (Oxonii 1832).

9 Wilmart, A., ‘Opuscules choisis de Hugues de Saint-Victor,’ Revue bénédictine 43 (1933) 242–8.

10 Et dans les cas que nous laissons douteux, c'est elle qui pourra apporter quelque éclaircissement. Le rôle de la critique interne est fonction de la valeur de la tradition textuelle. Pour déterminer les caractéristiques intellectuelles de Hugues, il y a lieu de considérer l'ensemble des œuvres, si diverses soient-elles, solidement attestées. En face d'une œuvre très valablement attestée, la critique interne pourra se contenter d'un rôle de removens prohibens. En face d'une attestation très faible, la critique interne aura la charge de découvrir avec netteté l'empreinte de Hugues.

11 Étude sur l 'authenticité de l’œuvre de Hugues de Saint-Victor d'après les MSS Paris Maz. 717, BN 14506, et Douai 360–366,’ Scriptorium 10 (1956) 182220.

12 Nous gardons les titres commodes des éditions pour désigner le Tractatus ‘Primum in planitie ubi archam depingere volo’ (= De archa mijstica) et le ‘De archa noe pro archa sapientie cum archa ecclesie et archa matris gratie’ (= De archa morali). Ces titres aident à éviter toute confusion entre les deux ouvrages, mais il ne faut pas être dupe de ces désignations: le De archa morali fait appel à l'interprétation ‘mystique,’ c'est-à-dire allégorique; au De archa mystica ne sont pas étrangères les préoccupations d'ordre tropologique, c'est-à-dire moral.

13 Op. cit. (n. 11).

14 L'intitulé de la table du début est exposicio orationis dominice.

15 Intitulé dans la table du début: De tribus voluntatibus in Christo.

16 Op. cit. (n. 11).

17 Inc. ‘Audi, israel, Deus tuus’; expl. ‘quia per hanc ad illam vitam intraturi sum us’ (= PL 176.13B).

17a Il s'agit des deux derniers livres du De vanitate, que l’Indiculum distingue des deux premiers par le titre ‘Tractatus de quibusdam questionibus … Littera: Quociens dei eternitatem.’

18 Inc. ‘Due precipue … Omnium expetendorum’; expl. ‘a persis venit.’

19 Inc. ‘Audite peccatores’; expl. ‘magna misericordia tua.’

20 Expl. ‘totis desideriis colliguntur’ (PL 176.739B).

21 Expl. ‘edificatami esse leteris.’

22 Livres III et IV expl. ‘totis desideriis colliguntur.’

23 Le MS Troyes 841 est donné comme faisant partie de la bibliothèque primitive de Clairvaux par le Frachebaud, P. A. (Dictionnaire de spiritualité, art. ‘Denys l'Aréopagite’ 329–33). Mais ce MS ne semble pas du xiie s.

24 Expl. fol. 53 ‘tamen conjugium et solvendum.’

25 Fol. 53 sans titre ni auteur. ‘Multi sunt quos ipsa a deo’ — ‘Due sunt res precipue’ — ‘Tribus modis res subsistere’ — ‘Omnium expetendorum.’ Fol. 82 ‘… et sine animalibus cellam’ (sic).

26 Fol. 83: ‘Incipit liber de archa noe pro archa sapientie cum archa ecclesie et archa matris gratie. Cum sederem …’; fol. 104v expl.: ‘meam insipientiam fateri erubeseo.’

27 On a: ‘Tribus modis res subsistere’ — ‘Multi quos’ — ‘Due precipue res.’ Une inscription postérieure en vert a ajouté: ‘Incipit didascalicon magistri hugonis.’

28 Les premiers folios ont des textes sur les synonymes, les solennités, et aussi sur le poids. Mais ce petit De ponderibus est différent de l'opuscule de Hugues. — L'introduction de Didascal. est la même que celle de Laon 471.

29 Expl. ‘felicitatem pervenire.’

30 Comme dans le MS Laon 173.

31 Inc. (fin du ch. V) ‘Rogasti me ut de virtutibus et viciis’; expl. ‘servituti subicit’ (cf. Douai).

32 Inc. ‘Croceus color in tempore naturalis legis’; expl.: ‘affectum suum provocet’ (PL 176.619–704).

33 Inc. ‘Anima. Quid … pervenire non potuerit. Hoc dei iudicio fieret ?’; expl. ‘relinquendum michi uidetur.’

34 Le titre a été ajouté par une main postérieure. Inc. ‘De septem diebus et sex operum distinctionibus, primam geneseos partem secundum physicam’; expl. ‘explicandum est secundum disciplinas propositas.’

35 Une main postérieure a ajouté le titre: ‘De verbi sive sermonis dei efficacia.’ Le catalogue dit que le texte du MS est plus complet que celui de l'édition. En réalité après l’explicit normal, commence, après un petit signe de séparation, une petite série de cinq fragments, qui se succèdent séparés par des petits signes ou par aliénas.

36 Inc. ‘Multos iam laudatores caritas’; expl. ‘et mansionem in nobis facere qui cum …’ Le MS se termine par un traité sur le mariage: ‘Cristiane legis auctoritatem.’

37 Voici d'une façon plus précise la présentation du texte du MS: fol. 96 ‘De septem viciis principalibus, magister hugo. Septem sunt vicia …’ ‘Diffinitio septem uitiorum …’ ‘Diffinitio quid sit uitium …’ ‘De superbia …’ ‘De invidia …’ ‘De ira …’ ‘Quid sit bona ira et mala ira …’ ‘De accidia …’ ‘De avaricia …’ ‘De gula …’ ‘De luxuria … nulla necessitate accusatur.’ — Fol. 97v ‘Quod appetitus edendi quandoque natura est, motus luxurie semper culpa. Sine cibo natura subsistere non potest …’expl. ‘sednon dampnabile quod per gratiam excusatur’ (PL 175.776D in fine). — Puis: ‘Quare in Christo non fuerit motus carnis cum ceteras suscepit infirmitates. Propter hoc dei filius qui naturam nostram …’; expl. ‘quando non debet fieri, non debet etiam concupisci’ (PL 175.777A in fine). — Fol. 98 ‘Comparatio primi et ultimi uicii. In his ergo uiciis sicut prima superbia …’; expl. ‘quod voluntate perdidit uoluntate requirit’ (PL 175.777C). Ensuite De septem petitionibus.

38 C'est une main postérieure qui a ajouté: ‘hugo de sancto victore.’

39 Inc. ‘Comparatio trium lignorum. Tres sunt paradysi’ (2.17); expl. ‘de fabricatione arche sapientie prosequemur.’

40 Au haut des folios du De arca, il continue d’écrire De arra anime.

41 Super Pater noster. Septem sunt vicia principalia que rationalem mentem inficiunt.

42 Inc. ‘Scriptum est: si enim vos cum sitis mali’; expl. ‘ex dulcedine sua operatur exordium suum.’

43 Inc. ‘Prima ala est confessio.’

44 Expl. ‘dies hominis sicut umbra. Expliciunt meditationes beati Bernardi.’

45 Cf. le texte que nous avons publié d'après MS Douai 366, dans Cultura neolatina 16 (1956) 132137.

46 Inc. ‘Duodecim sunt abusiones claustri’; expl. ‘summa totius religionis.’ Au haut des folios: Hugo de duodecim abusionibus.

47 Il ne s'agit pas du Liber de maximis circumstantiis de Hugues mais du Benjamin minor de Richard.

48 Le texte du MS dit: de virtute, puis une lacune. La liste: de virtute dilectionis.

49 Au fol. 1 on lit: ‘In hoc volumine continentur hec. Didascalicon magistri Hugonis; liber sententiarum ejusdem, liber abbatis nostri de salute primi hominis; liber ejusdem de dampnatione Salomonis.’

50 Incipit prologus in Didascalicon magistri Hugonis. Multi sunt … Opus valde utile tam scolaribus quam divinis fidelibus’; expl. ‘et sine animalibus cenam.’

51 Incipit liber sententiarum magistri H. theologi. De fide et spe.’ Expl. ‘quam suscipit aqua per invocationem trinitatis’ (fin du traité 6).

52 Le MS Paris Arsenal 393 (xiiie s.), d'une provenance inconnue, renferme: De meditatione’ De judicio veri et boni, De tribus voluntatibus in Christo, ‘Quod Verbum naturami assumpsit, (Collatio IIa de Verbo incarnato), ‘Si pares sunt’ (= De postestate et voluntate Dei), De unione spiritus et corporis, puis un grand nombre de miscellanea. — Le MS Paris Ste-Geneviève 255 (xiiie s.): Livre II du De sacramentis, De institutione novitiorum, De virtute orandi (sans prologue), De amore sponsi ad sponsam, Collatio Ia de Verbo incarnato.

53 Inc. ‘Inuisibilia enim ipsius a creatura mundi.’ Le Catalogue de Molinier dit: ‘Paraît être un fragment du L. II des Excerptiones priores — tel que le donne l'édition de Rouen, II, 341.’ — L’In Threnos a pour expl. ‘suggestionibus prauis reluctatur.’

54 Expl. ‘domum dei in te edificatam esse leteris.’

55 Expl. ‘ad compunctionem denotandam’ dans c. 9 (PL 176.696D).

56 Inc. ‘Sed quia humilitatem soror obedientia inseparabiliter comitat’; expl. ‘propter simplices obedientie filios simpliciter descripsimus.’

57 Inc. ‘Do suo ac precordialiter dilecto abbati venerabili in Christo … Questio vero talis est: Utrum tam bona fuit christi passio quam mala fuit ade prevaricatio.’

58 Inc. ‘Prima gratia est timor domini. Qui hanc habet omnem odit iniquitatem’; expl. ‘septem spiritus ante thronum dei.’

59 Inc. et expl. normaux.

60 Texte d'introduction à la Chronique.

61 Ch. Buttimer exagère en disant de ce MS: ‘contains only works of Hugh,’ Hugonis de Didascalicon S. V. (Washington 1939) xxii.

62 Incipit liber magistri hugonis de sancto victore de anima continens quatuor libros partiales. Primus liber intitulatur de anima. Multi multa sciunt’; expl. ‘quantum dei potestas valet dimittere (cf. Bern. PL 184.485; Hug. PL 177.190).

63 Fol. 33v ‘Incipit prologus magistri hugonis de sancto victore continens libros quatuor de claustro corporis et anime. Rogasti nos’; expl. ‘fortitudinem immortalitatis benedictus deus. Amen.’

64 Inc. et expl. du De nuptiis libri duo de PL 176.1201D-18C.

65 Fol. 79v ‘Inter omnia que humana fragilitas. Pater noster … Ecce karissimi singulis fere diebus clerus et populus, uiri et mulleres’; expl. ‘fervor etiam interne dilectionis’; cf. Alleg. in N.T. 3.2 (PL 175.767C-74A).

66 Fol. 81ra ‘De archa noe pro archa sapientie cum archa ecclesie matris gratie magistri hugonis de sancto victore’; fol. 103va ‘qui propter amorem scientie eam legit et sic secunda quoque pars finem accipit. ’

67 Inc. ‘Due precipue res sunt’; expl. ‘primum asperis uenit.’

68 Inc. et expl. normaux de PL 176.1183–1202.

69 Même expl. que dans PL. La dernière partie du De institutione est intitulée au haut des folios: de disciplina.

70 Expl. ‘adiuua impotentes libera nos a malo,’ cf. Alleg. in N.T. 3.3 (PL 175.789A).

71 Inc. ‘Desiderius proprium nomen.’

72 Expl. ‘secundus parvus qui iacobum interferit.’

73 Incipiunt note de Genesi. Sciendum quod moyses in hoc libro’; expl. ‘ad id quod altius et maius desideraui potest in hoc seculo.’

74 Incipiunt note de exodo. Locus in quo stas’; expl. ‘et hoc est miserebor cui uoluero.’

75 Incipit liber leviticus. Liber leuiticus hebraice dicitur’; expl. ‘non oportebat redimi.’

76 Incipit prologus in speculum hugonis de mysteriis ecclesie.

77 Inc. ‘De sacramentis ecclesiasticis ut tractarem’; expl. ‘inuenit amans quam disputans. Explicit de mysteriis ecclesie. Restat decimum capitulum de summa et ineffabili trinitate cuius sententia et uerba continentur primo libro augustini de trinitate.’

78 Inc. ‘Hugo de Dicit, S.C. Apostolus ad Ephesios.’

79 Inc. ‘Sequitur Pater noster: Ecce fratres carissimi, quam multi uocant Deum patrem’; expl. ‘fiet inexecrabilis.’

80 Fol. 3 (anciennement 28) inc. ‘simile est. Eadem igitur res’ (Did. 2.2). MM. Jaume Massó Torrents i Jordi Rubió i Balaguer disent: ‘acaba al f. 30’ (‘Catàleg dels manuscrits de la Biblioteca de Catalunya,’ Butletí de la Biblioteca de Catalunya 6 [Barcelona 1925] 239–243). Mais il s'agit de l’expl. du De tribus diebus, qui suit immédiatement. Dans le MS celui-ci est d'ailleurs incomplet du début. L‘expl. du Didascalicon est au fol. 21r ‘… sine animalibus cenam.’ Le fol. 22 manque aux deux tiers, et l'on a: ‘… immensitas, sapientiam decor’ (De trib. diebus); fol. 30v ‘octauus pertinet ad resurrectionem’ (expl. normal du De tribus diebus).

81 Inc. ‘Conjugium quod matrimonium appellatur’; expl. ‘exhortetur ad nuptias frequenter iterandas’ (= Summa sent. tr. 7).

82 Inc. ‘Liberum arbitrium est habilitas rationalis uoluntatis’; expl. ‘bonum ei et in proposito habet’ (cf. PL 166.1322BC).

83 Fol. 55r ‘Incipit liber primus magistri ugonis de archa noe pro archa sapientie et archa ecclesie. Cum sederem’; expl.: ‘de fabricatione arche sapientie prosequamur’ (fin du Livre III).

84 Fol. 85r (ancien f. 111; le f. 110 est arraché) ‘carnis voluntatem revertuntur.’ Le coin gauche du fol. disparu indique qu'il y avait un grand incipit rubriqué. — Fol. 88 ‘… ut uiuat anima nostra. Explicit anime claustrum. Incipit prologus in materiali claustro. Locuturus karissime’; fol. 99v ‘ne contagione pestiferi plurimos perdat’ (expl. du 2.21).

85 Expl. ‘ut retinere non possit id quod est’ (c.3).

86 Expl. ‘memento mei. Gratia Dei sit tecum.’

87 Inc. ‘Primum vitium est superbia’ (Alleg. in N.T. 3.3).

88 Inc. ‘Potestatem remittendi peccata’; expl. ‘consideratione discutienda sunt’ (De sacr. 2.14.8).

89 Inc. ‘Iohanni quondam hyspalensi episcopo. Ugo seruus crucis Christi’; expl. ‘nisi ostendas conuersionem.’

90 Dilecto fratri R. h. peccator.

91 Tempus est numerus motuum ordine sibi succedentium. Liberum arbitrium est habilitas rationalis uoluntatis qua potest uel adiuuante gratia ad bonum quod non habet aut minus habet proficere uel sinente gratia a bono quod habet uel habere debet per semetipsum deficere. Item liberum arbitrium est in rationali uoluntate spontaneus appetitus boni qui nec coacto dari nec inulto auferri potest.

92 Expl. ‘et adiuua inpotentes libera nos a malo’ (Alleg. in Nov. Test. 3.3).

93 Expl . ‘totis desideriis colliguntur. ’

94 Inc. ‘Libro secundo de libero arbitrio fortasse quesiturus es quomodo mouetur’; expl. ‘cum ad inferiora homo detorquet quasi quendam cardinem ueritatis.’

96 Inc. : ‘Sapientia attingit a fine usque ad finem, a fine super quem nichil’; expl. ‘hac fovearis donec coroneris’ (cf. In Eccl. homil. 11.13).

96 Cf. Chronique de Hugues.

97 Didascalicon 6.14 (éd. But. 130–32).

99 Ibid. 6. 15 (132–33).

99 A la fin: ‘expliciunt tractatus diversimodi magistri hugonis de sancto victore, finis.’

100 Commençant au ch. 2 du Livre I.

101 Explicit liber claustralium tam canonicorum quam monachorum.

102 On a encore la Summa dans le Clm 14489 (xiiie s.).

103 Cf. De bestiis et aliis rebus L. I, probablement de Hugues de Fouilloi. Le Clm 18647 (xve s.) attribue à Hugues purement et simplement le De medicina animae.

104 Gamie kongelig, Ny kongelig Samling = Gl kgl S, Ny kgl S.

105 Inc. ‘Multi sunt’; expl. ‘sine animalibus coenam.’

106 Expl. : ‘sue mutabilitatis fluxus non permittit.’

107 Inc. fol. 142 ‘Per cottidianam experientiam’; expl. fol. 144v ‘paupertatem ama, sis castus in omnibus.’

108 Inc. ‘Nostri carissime quod ea que de ordinatione claustri.’

109 Attribué d'abord à Richard de Saint Victor.

110 Inc. ‘Ista proposicio scribitur ad Ephesios.’

111 Inc. ‘Qua largiente …’

112 Inc. ‘Domus hec in qua habitamus.’

118 Inc. ‘Introduxit me rex in cellam vinariam.’

114 Inc. ‘Aliqui propter cordis pusillanimitatem putant se desperare’; expl. ‘et quid nobis in bono confirmat.’ — A Uppsala, nous trouvons encore dans C 229 (xive s.) la Summa sententiarum; dans C 249 (xive s.) le Speculum ecclesiae (‘De sacramentis ecclesiae ut tractarem’; cf. aussi C 17 et 60); dans C 26 et C 618, claustrum corporis et animae (anonyme); dans C 187 (xive s.) De sacramentis legis naturalis et scriptae dialogus (anonyme) et De sacramentis christianae fidei (en partie).

116 Dans la liste qu'il donne sur la page de garde, Hauréau met en tête: ‘Hugonis de Victore, S., Liber IV quaestionum, sive de praevaricatione Adae.’ Mais en fait, ce texte est anonyme.

116 En effet il y a des codices du xve siècle qui nous donnent des collections pures, et de rares codices du xiie-xiiie qui exceptionnellement sont responsables de fausses attributions: pour le De claustro de Hugues de Fouilloi et le Liber de patriarchis de Richard de Saint-Victor. Pour le premier ouvrage sans doute faut-il invoquer la confusion des deux Hugues; pour le second, peut-être y a-t-il eu confusion avec la Chronica (De patriarchis) de Hugues.

117 Cf. notre Science et Sagesse chez Hugues de Saint-Victor (Paris 1957).

118 De sacr. 1 prol. c.6; PL 176.185C.

119 Si nous reprenions la division lector artium — lector sacer — homo interior (cf. Science et Sagesse, conclusion), nous trouverions d'autres difficultés. Par cette division, la préparation à la divinitas est moins bien mise en relief, car les études de l'herméneutique et du sens littéral (propédeutique de second degré) sont déjà le fait du lector sacer.

120 Mais ne se trouve pas du même coup indiqué un classement chronologique des œuvres de Hugues. Nous avons donné ailleurs des indications générales à ce sujet (Science et Sagesse … Introduction, ch. II), et précisé que l’In Hierarchiam et surtout le De sacramentis sont à placer vers la fin de la vie de Hugues. Dans la première période de son activité intellectuelle, peuvent prendre place des travaux de propédeutique, aussi bien que des œuvres d'exégèse et de mystique. Il est certain que le caractère oral d'une grande partie de son œuvre complique encore la question: les différentes parties du Didascalicon n'ont pas nécessairement été composées en même temps: la même remarque est encore plus vraie des trois prologues que nous avons aperçus dans le texte de plusieurs collections. Lasi, Le P.ć croit que l’In Ecclesiasten a été écrit après le Didascalicon: ‘Ex comparatione inter In Ecclesiasten (PL 175, 115D-116B): « Tribus sane … instruendis », et Didascalicon (PL 176, 783A-C): « Tribus nominibus … perducant », homiliae post Didascalicon scriptae esse videntur’; Hugonis de Victore S. Theologia perfectiva (Romae 1956) 26. Mais le rapprochement de ces textes ne joue-t-il pas aussi bien en faveur de l'antériorité de l’In Ecclesiasten? Le Didascalicon a pu intégrer des textes de ce dernier ouvrage, comme il l'a fait du De scripturis et scriptoribus sacris. Les précisions données au point de vue de l’étymologie hébraïque (Did. PL 783C) inclineraient peut-être aussi dans ce sens.

121 Haur, B.éau donna une première édition de l’Epitome, en même temps que du De contemplatione et ejus speciebus, en appendice à son Nouvel examen (Paris 1859; cité plus haut n. 1). Ces éditions n’étaient pas toujours correctes. Nous avons essayé d'y remédier dans notre édition de l’Epitome (Traditio 11 [1955] 91–148) et dans celle du De contemplatione (Monumenta Christiana selecta 2; Tournai-Paris 1958). Ce qui ne veut pas dire que nos éditions, bien qu'elles aient une base documentaire sensiblement plus large, n'appellent pas à leur tour de correction.

122 Si l’Indiculum ne donne pas le même explicit que les MSS, c'est que le copiste, tournant un folio de trop, a pris la finale de l'exorde du De grammatica pour la finale de l’Epitome (Traditio 11.94–95).

123 Nous ajoutons ce dernier codex aux MSS dont nous nous sommes servi pour l’établissement du texte; mais du xve siècle, il n'en modifie pas la teneur. — En commençant la liste des ouvrages de Hugues par l’Epitome, nous ne voulons pas dire que cet ouvrage est le premier au point de vue chronologique. Il n'est même pas facile de le situer d'une façon décisive. Le P. de Ghellinck en faisait un abrégé des trois premiers livres du Didascalicon: L'Essor de la littérature latine au xii e siècle (Bruxelles 1946) 11. C'est peut-être une agréable illustration de l'enseignement de Hugues portant sur la teneur de ces trois chapitres. L’édition du Didascalicon a pu être postérieure (cf. notre introduction à l’Epitome).

124 Cf. Traditio 11.93–94. Nous avons remarqué ailleurs (Science et Sagesse … xlix, n. 24) que le Didascalicon emploie practica, l'Epitome, ethica, ainsi que le De scripturis et l’In Hierarchiam. Aucune conclusion ne s'impose de cette simple constatation. Peut-être cependant l'hypothèse que voici ne serait-elle pas dénuée de signification: on aurait la succession: Cours oral du Didascalicon, Epitome, De scripturis, éditions du Didascalicon … In Hierarchiam.

125 Éd. par Leclercq, J., Archives d'histoire doctrinale et littéraire du moyen âge 14 (1943–1945) 163–322. Il y a dans cette édition aussi, dont l'introduction du reste ne mentionne que quatre MSS, un certain nombre d'incorrections, et nous en avons relevé quelques-unes dans Science et Sagesse. Cependant, elle nous a certainement été utile.

126 Éd. par Curtze, M. d'après un seul MS anonyme, Clm 13201, Monatshefte für Mathematik und Physik 8 (1897) 193220. Nous avons donné une autre édition, en corrigeant les passages inintelligibles de Clm 13221 grâce aux corpus hugoniens, dans Osiris 12 (1956) 176–224.

127 Osiris 12.178 -179; étude plus ample de l'authenticité et réponse aux objections de Tannery, P. dans ‘Hugues de Saint-Victor, auteur d'une Practica geometriae,’ Mediaeval Studies 17 (1955) 107–16.

128 Nous l'avons publié dans Cultura neolatina 16 (1956) 132–37. Un texte semblable à notre De mensuris liquidorum fut édité dans Hultsche, F., Metrologicorum scriptorum reliquiae (Leipzig 1866) II 140–142.

129 Il faut éliminer le MS Laon 163.

130 12 (1763) 60.

131 Les œuvres … (cf. n. 1 plus haut) 101.

132 Didascalicon p. xliv.

133 Inc. ‘Potissimum universorum expetendorum est sapientia’ — ‘Quidam bonitate ingenii freti parva quidem contempnunt’ — ‘Quinque loci ex hoc prologo excerpti sunt: sex subsequuntur.’ Attribution à Boèce dans les codd. Laurentianus LXXVII 2, Marcianus VI 67.

134 Cf. Baron, R., Mediaev. Stud. 17.109 n. 18.

135 Op. cit. 123 n. 2 . Le texte musica ab aqua du MS Leipzig Stadtbibl. CCLI (xve s., Catalogue Naumann [Grimae 1838]) est un extrait du Didascalicon.

136 Cf. De artibus magicis, brevis sermo Hugonis, MS Prague Chap. Cath. 1503 (M.CXLII) (xive s.).

137 Les éléments d’‘histoire naturelle’ dont il va s'agir constituent en même temps d'ailleurs un ensemble de symboles.

138 Signalons encore le MS de la Bibliothèque Publique de Léningrad, collection Dubrowski, MS lat. Q v III n. 1, qui porte l'ancien n° 1131 de l'abbaye Saint-Germain-des-Prés: ‘Magister Hugo. De auium significatione morali et mystica. Incipit libellus ejus ad Rainerium conuersum cognomine corde benignum’ (Magister Hugo se dit aussi de Hugues de Fouilloi).

139 Cf. par ex. Paris Maz. 740 (xiiie s.) ‘Incipit libellus domini Hugonis de Folieto de natura avium.’ Cf. Peltier, H., ‘Hugues de Fouilloy,’ Revue du moyen âge latin 2 (1942) 2544; Silvestre, H., ‘A propos du Liber tertius du De bestiis et aliis rebus,’ Le Moyen Age 55 (1949) 247–51.

140 Le MS de la Bibl. Publ. de Léningrad (Catalogue sur fiches de Dobiaš-Roždestvensky) lat. Q v V n. 1 (xiiie s.) a un texte du De avibus anonyme. Après, un récit de la création, fol. 4 ‘homo dictus quia ex humo est sicut in genesi dicitur. Abusiue autem pronuntiatur ex utraque substantia totus homo et ex societate anime et corporis. Nam proprie homo ab humo …’; fol. 9 ‘Bestiarum uocabulum proprie conuenit leonibus, pardis et tigribus, lupis et uulpibus (PL 177.55D) … Leo enim grece, latine rex interpretatur’ (56D); puis 57–58 … avec variantes. Ce MS est décrit dans Gareliny, N., ‘Deux bestiaires manuscrits de Ja Bibliothèque Publique de Léningrad,’ Recueils de la Bibı. Publ. de Léningrad 2 (1924) 248–76. et par Konstantinova, A., Illustrations du bestiaire (Deutscher Kunstverlag, Berlin 1929, Heft 4; 32 facs.). (Nous remercions Mme Voronova de la Bibliothèque de Léningrad de ces derniers renseignements.)

141 Glorieux, Mgr P., Pour revaloriser Migne (Mélanges de science religieuse 9 [1952], Cahier supplémentaire) 69, pense (avec hésitation) à Alain de Lille.

142 Ni non plus l'attribution à Hugues de S.V. des Livres II et III du Bestiarium dans MS Paris Maz. 742.

143 Didasc. 6.3.

144 Si l'on ne doit pas attribuer à un hypothétique Hugo physicus la Practica geometriae pe Hugues de Saint-Victor, on n'a aucune raison non plus de mettre à l'avoir de Hugues de Saint-Victor une étude de tel ou tel physicus qui a pu s'appeler Hugues: par exemple MS Vat. lat. 2477, fol. 99: Hugonis de venis quaestio medicinalis.

145 La présence d'un, de deux ou de trois prologues est une importante caractéristique des trois familles distinguées par Ch. Buttimer.

146 Laon 412 du type ‘Collection d'Anchin et de Marchiennes’ est de Notre-Dame de Laon.

147 Éd. du Prologue par Green, W. M. dans Speculum 18 (1943) 488–92. Éd. partielles par Waitz, G., Archiv der Gesellschaft für ältere deutsche Geschichtskunde 11 (1853–1855) 307–8 (scriptores rerum gestarum); MGH SS 24.88–97 (papae et imperatores).

148 MS sans doute contemporain de Hugues, si l'on en juge par l’écriture comparée à celle du MS Paris BN 14314, collection canonique établie du vivant de Hugues; cf. Prou, M., Manuel du paléographie latine et française (Paris 1924) 196.

149 Daté par le Catalogue de Halm, C. et Laubmann, G. (1868).

150 Ces deux derniers MSS ont le texte ‘Presens seculum,’ avec l'histoire d'Adam aux Rois, après les Notes exégétiques sur la Genèse.

151 La géographie de Hugues ne connaît pas Paris.

152 Nous avons donné d'après le MS Paris BN 15009 le texte de la Mappa mundi hugonienne en appendice à ‘Hugues de Saint-Victor lexicographe,’ Cultura neolatina 16 (1956) 137–45.

153 Mais comme nous l'avons déjà remarqué, le cloisonnement n'est pas rigide. Dans ses travaux d'exégèse, Hugues se livre d'abord à l'exégèse littérale, et il insiste fortement sur sa nécessité; mais il la fait suivre spontanément d'exégèse spirituelle. Et dans sa divinitas, qui est la grande allegoria, il est trop évident qu'il sera fait souvent appel au sens littéral de l'Écriture.

154 Les oeuvres de Hugues 3. Plus loin est cité BN 15625 (sans doute 15695).

155 Nous faisons cette assimilation grâce aux précisions sur le MS de Cambridge que nous a données Pollitt, M., à qui nous adressons nos meilleurs remerciements.

156 Se trouve aussi dans le MS de Cambridge.

157 Cf. Baron, R., Cultura neolatina 16.118.

158 Citons encore: — In Threnos, anon.: MS Vienne 1602; au nom de Hugues: Paris BN 2527, Troyes 1044, Douai 27, Charleville 60A, Bruges 153; un abrégé de l’In Threnos dans BN 16369; une copie interpolée dans Lisbonne BN Alcobaça 77.

159 Le Prologue de l’In Joel manque dans l’édition comme dans plusieurs MSS. Celui de l’In Abdiam n'est qu'indiqué.

160 Le commentaire sur le prophète Nahum, attribué à Julien de Tolède,’ Bulletin de littérature ecclésiastique (1922) 253–79.

161 The Study of the Bible in the Middle Ages (2nd. ed. Oxford 1952) 97 n. 2.

162 C'est le MS d'E. Goldschmidt, P. List 30 n° 2 (Mediaeval Literature and Education. London, Old Bond Street 1938) 3–5. Il avait été donné à la Sorbonne par Pierre de la Sepieyra de Limoges, chanoine d’Évreux, mort en 1304. Il doit probablement être identifié avec le volume mentionné dans le catalogue de 1338 sous la cote QK (renseignements fournis par le Dr. Taylor, F., conservateur des MSS de la John Rylands Library).

163 F. A. de Lorenzana, SS. PP. Toletanorum Quotquot extant opera (Madrid 1785) II; Canisius, H., Bibliothèque des Pères (Paris 1624).

164 Hauréau, B. dans Journal des savants (1889) 264. De même, Lefèvre, G., De Anseimo Laudunensi scolastico (Mediolani Aulercorum 1895) 118.

165 Histoire littéraire de la France 12 (1763) 483.

166 Lelong, J., Bibliotheca sacra (Paris 1723) 918.

167 Le Commentaire sur Nahum du Pseudo-Julien, une œuvre de Richard de S.V.,’ Revue bénédictine 37 (1925) 404–05.

168 Chronique,’ dans Revue du moyen âge latin 8 (1952) 257–58. Cf. notre étude dans Revue bénédictine 68 (1958) 118–22: ‘Richard de Saint-Victor est-il l'auteur des commentaires de Nahum, Joël, Abdias?’

168a Dans une étude récente, ‘Les Commentaires sur Joël, Abdias et Nahum attribués à Hugues de Saint-Victor,’ Franciscan Studies 17 (1957) 362–73, Van, D. den Eynde enlève lui aussi l’In Nahum à Richard aussi bien qu’à Hugues. Mais il pense que Richard est l'auteur de l’In Joelem et de l’In Abdiam. Mises à part les remarques sur la forme littéraire, dont il est très délicat de préciser la portée, l'argument principal serait le renvoi par l'auteur de l’In Abdiam (PL 175.475–477), ut alibi diximus, à un passage des Allegoriae (2.2, commentaire de l'Oraison dominicale: PL 175.773BC), donc à un ouvrage de Richard. Mais on sait que l’Indiculum mentionne, d'une part un sermo et, d'autre part, un tractatus super dominicam orationem (celui-ci prolixior sermo) et que certains MSS attribuent à Hugues précisément l'Exposition 2.2 des Allegoriae. Et l'on sait d'ailleurs combien de tranches notables de Hugues se retrouvent chez Richard. Quant à l’In Joelem, il fait appel à l'exégèse juive et à l'interprétation midrashique (PL 175.333, 351). Cela pourrait convenir à Hugues. Et à Richard? … En définitive, il semble prudent de laisser posé le point d'interrogation.

169 Cf. Martin, R. M., ‘L’œuvre théologique de Robert de Melun,’ Revue d'histoire ecclésiastique 15 (1914) 456489, et spécialement page 489.

170 Les œuvres de Hugues 10.

171 La générosité des attributions à Hugues de Saint-Victor peut être vraiment sans mesure. On lisait dans le Catalogus codicum manuscriptorum Bibliothecae Paulinae in Academia Lipsiensi de Feller, L. J. (Lipsiae 1686): ‘Repertorii Series, Theologici I. II in fol. 44. Hugonis de Victore, S. glossa super … librum Josue … Paralip. 45. Ejusdem glossa super Tobiam, Judith, Ester, Esdram, Job, Proverbia Salomonis, Ecclesiasten, Ezechielem, Esaiam. — Series III in fol. 23. Hugo super Johannem. 37 Hugo in Epistolas.’

172 Les éditions des œuvres de Richard de Saint-Victor de 1506 à 1650 ne donnent que les quatre premiers livres du Liber exceptionum.

173 Il y a d'autres Allégories que celles de PL: celles de Maître Pierre de Poitiers BN 15254. Mais dans BN 14923, et dans Oxford Bodl. Laud. misc. 422, les Allégories de PL sont attribuées à Magister Petrus.

174 Les oeuvres de Hugues 43.

175 The Authorship of the « Allegoriae »,’ New Scholasticism 9 (1935) 209–25.

176 Le contenu, l 'authenticité et la date du « Liber exceptionum » et des « Sermones centum » de Richard de St-Victor,’ Revue du moyen âge latin 4 (1948) 2352, 343–66.

177 Bien entendu, cela laisse intacte la grandeur de Richard. De même que Hugues ‘première manière’ a pu être Anselme et Guillaume transmis par Hugues, de même Richard ‘première manière,’ c'est Hugues transmis par Richard; cf. Scriptorium 10 (1956) 220. — Disons un mot du curieux prologue général précédant les Excerptiones priores (PL 177.193) ‘Accipe, charissime frater Excerptionum munus quod postulasti. Invenies in eo multa ex multis libris collecta …’ La ‘collation’ certes avait déjà été faite par Hugues.

178 En particulier, Isidore de Séville et Hugues de Fleury.

179 On lit en toutes lettres dans le Prologue général (PL 177.193): ‘In unam seriem ordinate disposita.’

180 Prologue général, PL 177.193.

181 Remarquons enfin que les incertitudes de la tradition textuelle, s'expliquant par la participation de deux auteurs à une même œuvre, ont des précédents. Au ixe siècle, à Auxerre, Haimon, Heiric et Rémi échangent leurs noms, et de même, au début du xiie siècle, dans l’École de Laon, Anselme et Raoul. M. Chatillon, J. vient de publier une édition du Liber Exceptionum (Paris 1958). Il énumère les MSS de trois catégories distinctes: non pas MSS des Exceptiones priores seules, MSS des Exceptiones posteriores seules, MSS du Liber exceptionum entier; mais MSS du Liber exceptionum, MSS des Allegoriae in Vetus et Novum Testamentum, MSS des Sermones centum, le texte des troisièmes débordant celui des deuxièmes, mais le contenant. L'authenticité ricardienne de l'ouvrage apparaît certaine, aussi bien que son caractère spécial. Une quarantaine de MSS ‘extra victorins’ du Liber exceptionum entier l'accordent explicitement à Richard; et cet avis est répercuté par Aubin de Trois Fontaines, Vincent de Beauvais, Jean de Saint-Victor, Jean Trithème. Pourtant le MS très ancien de Saint-Victor, Paris Ars. 266 A, contenant l’œuvre entière, est anonyme. De même sont anonymes les autres MSS de Saint-Victor, non seulement le MS Paris BN 14417, MS d'origine germanique donné à Saint-Victor, contenant certaines parties du Liber, mais encore les MSS Paris, Ars 266 B, Ars 1116 F, Paris BN 14504, 14640, 14798, 14859, 14868, 14869, renfermant les Allegoriae en totalité ou en partie. — A ce texte anonyme, un lecteur du xiiie siècle, en marge au fol. 1 du MS Paris Ars. 266 A, donnait Hugues comme auteur; Etienne de Bourbon, vers 1260, était du même avis, et c'est l'opinion que fit sienne, au début du xvie siècle, le célèbre bibliothécaire Claude de Grandrue, malgré la présence à Saint-Victor en son temps d'un MS disparu au xviie siècle attribuant à Richard quatre livres du Liber (MS JJ4 de Saint-Victor d'après le catalogue de Cl. de Grandrue connu par le MS Paris BN 14767). Le fait est que Richard a beaucoup reçu de Hugues. Dans les cc. 4–25 du Livre I, on peut compter les mots qu'il a en propre; et il faudrait même ajouter aux références au Didascalicon d'autres à l’Epitome in philosophiam. (Pour la Practica geometriae, le MS Paris Maz. 717 ne suffit pas à donner un texte valable.) Au c. 8, faut-il, avec Chatillon, M., laisser au compte de Richard (qui, sur ce point, aurait ajouté à Hugues) les notations, d'un grand intérêt d'ailleurs, sur les ‘éléments’ de l'arithmétique, de la musique, de la géométrie, de l'astronomie (‘Elementum arithmetice est unitas …’ c. 8, lin. 4 ss.)? Cela même est impossible. Il suffit de se reporter au Didascalicon, c. 14 (But. 131.13 ss.): le texte s'y trouve ad litteram. Et les lignes qui précèdent sont un abrégé par Richard du paragraphe de Hugues.

182 Les oeuvres de Hugues 199.

183 Paris Maz. 717, etc …

184 PL 176.38 C.

185 La Préface a été éditée par Ott, L., Untersuchungen zur theologischen Briefliteratur der Frühscholastik (Beiträge zur Geschichte der Philosophie und Theologie in Mittelalter [= BGPM] 34; Münster 1937) 353–54.

186 Cette œuvre, dont l'authenticité est encore confirmée par les lettres de Gautier de Mortagne, prend place, avec celles-ci parmi les documents importants du mouvement christologique du xiie siècle.

187 Cf. Ott, L., Untersuchungen 404–15.

188 12.213, 502.

189 Le De sacramentis a été récemment traduit en anglais par Deferrari, R. J. (Cambridge, Mass. 1951).

190 Et nous avons vu précisément que Paris Maz. 717, codex incomplet, n'a pas le Livre II du De sacramentis.

191 Édité par Casanova, E. dans Archivio storico italiano 5 1 (1888) 179180.

192 Il libro II « De Sacramentis » di Ugo di S.V.,’ Gregorianum 20 (1939) 264272 (texte 269–72).

193 Bischoff, B., ‘Aus der Schule Hugos von S.V.,’ BGPM Suppl. 3 (1935) 246250; Weisweiler, H., ‘Zur Einflussphäre der « Vorlesungen » Hugos von S.V.,’ Mélanges J. de Ghellinck II (Gembloux 1951) 527–81.

194 Weisweiler, Le P. a montré l'influence de la reportatio sur le Speculum Ecclesiae imprimé sous le nom de Hugues et le De scripturis et scriptoribus sacris.

195 Science et Sagesse (cité plus haut n. 117) xl-xli.

196 Hugonis de Victore S. Sacramenta ecclesiae.

197 Le MS Heiligenkreuz 252 (xiiie s.) énonce Prosperi sententiae de fide, spe, et caritate. — Citons encore Clm 13088, Hugonis de S. V. sententiae de fide et spe; Clm 8721, Hugonis Summa sententiarum; Clm 4621, Hugonis liber sententiarum; Clm 22031, Liber quaestionum Hugonis.

197a Van, D. den Eynde fait de la Summa une œuvre postérieure au De sacramentis, composée avant la fin de 1138 (‘Précisions chronologiques …,’ Antonianum 26 [1951] 223, 258).

197b Cf. notre étude, ‘Note sur l’énigmatique « Summa Sententiarum, »’ Recherches de théologie ancienne et médiévale 25 (1958) 2641. Lottin, Dom O., dans ‘A propos des sources de la « Summa Sententiarum »,’ ibid. 42–58, rejoint notre hypothèse, mais en insistant davantage sur la candidature de Maître Othon, et la caractère ‘systématique’ de son œuvre propre.

198 Le MS Admont 683 a un autre De conjugio que celui de Gautier. Ce traité de l'Ordre est souvent emprunté à Yves de Chartres. Il y a un certain nombre d'autres variantes que les travaux déjà faits ont décelées et dont nous donnons un aperçu dans notre étude sur la Summa.

199 Les oeuvres de Hugues 152-54.

200 Pour les textes du De libero arbitrio, voir aussi Barcelone 102, Vat. Urb. 108.

201 Die Sententiae divinitatis‘ (Münster 1909) 31–32.

202 Untersuchungen (cité plus haut n. 185) 675.

203 Sur le Liberum arbitrium voir aussi Misc. 1.176; et encore Berlin Görres 41 Lat. 7445, Rouen 455 (fol. 111–113).

204 Citons plusieurs MSS tardifs que le titre seul ne permet pas d'identifier: Clm 7519 (an. 1434): Tractatus de reparatione mundi; Clm 8388 (an. 1432); Clm 8392 (xve s.): De reparatione hominis lapsi; Clm 17662 (an. 1466–1470): Tractatus de statu hominis et ejus reparatione; Graz Univ. 674: Hugo in primo opere de trinitate. Le catalogue d'Avranches signale aussi dans le MS 19: Rerum omnium quas creavit Deus.

205 10 (1956) 220.

206 Hugonis de Theologia S.V. perfectiva (Studia Antoniana 7; Rome 1956) 25–26.

206a Fol. 27rb-30vb: Guillaume de Champeaux, éd. Lefèvre, G. Les variations de Guillaume de Champeaux et la question des universaux (Travaux et Mémoires de l'Université de Lille 6; 1898): Guillelmi Campellensis sententiae vel quaestiones XLVII; fol. 35va-36rb: Lottin, O., ‘Nouveaux fragments théologiques de l'École d'Anselme de Laon,’ Recherches de théologie ancienne et médiévale 14 (1947) note 233.

207 Ed. Fr. Bliemetzrieder dans BGPM 18.2- 3 (1919) 113–14.

208 Pour l'influence de Hugues sur le De sacro altaris mysterio d'Innocent III, cf. J. de Ghellinck, Le Mouvement théologique du xii e siede (1914) 177, 357 n. 2; 2e éd. (Bruges-Bruxelles-Paris 1948) 534–37.

208a Glorieux, P., Pour revaloriser Migne (cit. plus haut n. 141) 70.

209 D'autres MSS énoncent ‘Hugonis de S.V. de missa’: Clm 16439, 5683, 4774 (xve s.). L’énoncé ne suffit pas pour savoir s'il s'agit du De sacramento altaris ou d'un chapitre du Speculum Ecclesiae.

209a Glorieux, , op. cit. 70.

210 Hauréau, , Les œuvres de Hugues 199201.

211 Rappelons que nous avons signalé plus haut clans un MS de la Bibliothèque de Pétrarque (Paris BN 2540) le premier et le troisième Speculum avec un De officiis ecclesiasticis, comprenant des citations de Hugues.

212 Weisweiler, Le P. a d'ailleurs montré que le Speculum Ecclesiae dépend de la reportatio de Laurentius et du Didascalicon, aussi bien que d'Yves de Chartres, dont l’œuvre est d'autre part volontiers utilisée par Hugues: art. cit. (n. 193).

212a Il s'agit de Henri de Barben, commentaire sur la Somme de Henri de Merseburg; cf. Kuttner, S., Repertorium der Kanonistik (Studi e testi 71; Città del Vaticano 1937) 160 n. 1.

218 Ici, l’Indiculum n'indique pas l’incipit, ni l’explicit.

214 Paris Maz. 717 donne De arca mystica, De arca morali, et plus loin De vanitate; Paris BN 14506 et BN 2532 donnent à la suite: De arca mystica, De arca morali, De vanitate.

215 K. Müller a édité les deux premiers livres du De vanitate dans Kleine Texte für Vorlesungen und Uebungen n° 123 (herausgegeben von Hans Lietzmann, Bonn 1913). Les interlocuteurs sont Anima et Ratio. On trouve ailleurs Docens et Interrogans. Il est regrettable que Müller ne se soit pas servi des MSS des grandes collections hugoniennes.

216 PL 175.951C-53D = PL 176.465D-68A; cf. Kleineidam, E., ‘Literargeschichtliche Bemerkungen zur Eucharistielehre Hugos v. S.V.,’ Scholastik 20- 34 (1949) 564566.

216a Indications de Franz, M. Unterkircher, Directeur de la section des MSS de la Bibl. Nat. de Vienne.

217 C'est du moins ainsi que nous apercevons le rapport des trois œuvres. Nous sommes donc de l'avis de Grabmann, M., Die Geschichte der scholastischen Methode II (Freiburg i. B. 1911) 285 n. 3, et du Lasić, P. op. cit. (n. 206) 23–24. Manitius, M. Geschichte der lateinischen Literatur III (Munich 1931) 114 et Geyer, B., Die patristische und scholastische Philosophie (Berlin 1928) 261–262, intitulaient le De tribus: De meditatione.

218 Hugo Driensis de operibus trium dierum sequentium.

219 Mentionné dans le Catalogue sous le titre du Didascalicon.

220 C'est donc une inexactitude de dire avec Chatillon, M. J.: ‘Comme on le voit, les manuscrits sont unanimes à rejeter le livre VII des anciennes éditions’: ‘Chronique,’ Revue du moyen âge latin 8 (1952) 153.

221 Science et Sagesse chez Hugues de S.V. 231-232.

222 Hugo v. und S.V. die theologischen Richtungen seiner Zeit (Leipzig 1832) 282.

223 Il s'agit bien du De institutione novitiorum sous le titre de De bono disciplinae. C'est seulement le catalogue (Staender 1889) qui le met au compte de Hugues de Fouilloy.

224 Mentionnons avec les catalogues Chicago Univ. Libr. 155: Hugo de De S.V. institutione novitiorum; Cambridge (Mass.) Harvard College, Sumner 64: Hugo de De S.V. instructione novitiorum.

225 Sur Gérard Ithier et le Speculum Grandimontis, voir Becquet, D. J., ‘Les premiers écrivains de l'Ordre de Grandmont,’ Revue Mabillon 41 (1953) 121137.

225a Pour revaloriser Migne (cité plus haut n. 141) 68.

226 A quoi certains MSS ajoutent, comme Mâcon 84 (Cluny): ‘ad religionem morum maximam docens informationem. ’

227 Le Catalogue d'Avranches pour le MS 22 annonce ‘fragment sur les choses au nombre de sept.”

228 Le MS Heiligenkreuz Cisterc. 235 donne: ‘De septem vitiis capitalibus et dominica oratione. Septem sunt vitia … ex quo operatur.’ L'expl. est bien celui du De septem donis.

229 Le De septem donis a été aussi publié sous le nom de saint Bernard par Horstius. Mabillon l'a rangé parmi les œuvres suspectes (ed. Mabillon II 757).

230 L’In Abdiam se termine sur la considération d'un septénaire ayant trait à la perfection spirituelle et à la joie de la contemplation céleste. Il enchaîne par l’énumération des cinq septénaires (PL 175.400C-01A ‘filiatio Dei’ = PL 105.406B-06D). Puis il ajoute une péricope (401A ‘Superbia est amor … invidet alienae’) et reprend le De quinque (401B-06A = 406D-10C).

231 Les compositions déjà variées du fait de Hugues ont été encore plus diversifiées par ses élèves et copistes.

232 Op. cit. 26.

233 Les incipit et explicit de ces textes, sont mobiles.

234 Ott, L., Untersuchungen (n. 185) 441–46.

235 Johannes Saresberiensis nach Leben und Studien, Schriften und Philosophie (Leipzig 1862) xx, 278.

236 Die Wissenschaftslehre des Johannes von Salisbury (Kaldenkirchen 1932) 15.

237 Op. cit. (n. 185) 348–495.

238 Mentionnons encore le MS Paris BN 16530, qui vers la fin insère un petit cahier présentant, sans titre et sans attribution, le De sapientia Christi, le De cibo Emmanuelis, puis Septem capitalia uitia siue principalia seu originalia.

239 Cf. un texte, entre autres, édité par Leclercq, Dom J.: ‘Septem vitia sunt quae septem dona Spiritus Sancti expellunt,’ d'après le MS Engelberg 34, Revue Mabillon 37 (1947) 11.

240 Proh ejus inspirante gratia qui ubi uult et quomodo uult et quando uult spirat’ (cf. Hist. littér. 12.61).

241 Ne pas confondre avec le ‘Pater’ du MS Paris BN 2540: ‘Sequitur Pater noster. Ecce fratris carissimi, quam multi vocant Deum Patrem’; expl. ‘fiet inexecrabilis.’

242 Le MS Paris BN 15315 a les deux Expositions.

243 Publié en 1616 par François d'Amboise sous le nom d'Abélard.

244 Voir aussi H. Menhardt, Handschriftenverzeichnis der Kärntner Bibliotheken I (Wien 1927) Papier-hs. 68.

245 Nicolas, M. Lopez Martinez, Professeur au Séminaire de Burgos, a l'amabilité de nous faire savoir que rien ne répond présentement dans la Bibliothèque de la Cathédrale à cette indication du Catálogo de los códices de la Cathedral de Burgos par Mansilla, D. (Madrid 1952): ‘Inventario num. 5 (55) 24: Meditaciones Hugonis de S.V.’ La question se posait puisque le recueil hugonien de la Chartreuse, Grenoble 246, annonce: De meditationibus.

246 Dans Études augustiniennes (à paraître). Mais nous donnons complet le troisième élément De verbo Dei, dont le De refectione verbi Dei du MS Vat. Reg. 167 n'est qu'un extrait (ou qu'une ébauche).

247 Cf. Science et Sagesse chez Hugues de S.V. 232.

248 Ibid .

249 Par contre, ce n'est pas notre texte que l'on trouve sous le titre de De arrha animae dans certains MSS: ‘Ut discamus quomodo nos oporteat verum amorem querere.’

249a parfois on a vu dans H et A les initiales de Hugues et l’âme.

250 Cf. édition du De arrha par K. Müller, Kleine Texte … 123 (cité plus haut n. 215).

251 Le MS Vat. lat. 1029 donne des extraits.

252 Fol. 28–35. Le Prologue est aux fols. 35v-38.

253 Bien que l’incipit et l’explicit soient normaux. — Dans le même MS on lit au fol. 105v: ‘Incipit liber de Assumptione beate Marie sed a quo sit editus ignoratur: Igitur cum Dominus noster et Salvator Jhesus Christus pro totius seculi uita confixus clauis crucis …’; expl. ‘… et diuinitatis substantia in secula seculorum.’

254 Cf. Scriptorium 10 (1956) 216.

255 On a parlé aussi de Guigues: Wilmart, A., Auteurs spirituels … (Paris 1932) 228; cf. Glorieux, P., Pour revaloriser Migne (cité plus haut, n. 141) 73.

256 M11e A. Dekker, F., conservateur adjoint, à qui nous adressons nos remerciements, nous en fait connaître l’incipit: ‘Incipit exposicio beati Bernardi super magnificat.’ Il y a aussi un MS Münster 149 (xve s.) ex libris liesbornensibus: S. Bernhardi tractatus super Magnificat ‘(?).

257 Nous remercions le Guyot, R. P., O.P., du Saulchoir, de nous avoir transmis cette indication.

258 Nouvel examen (cité plus haut n. 1) 55.

259 ‘Hugues de S.V. est-il l'auteur d'un Commentaire de la règle de Augustin, S.?’ Recherches de science religieuse 43 (1955) 342–60. Rien n'oblige en tout cas à croire que Hugues est vraiment l'auteur de la ‘Regula Augustini, S. metrice a magistro Hugone de Sancto Victore composita; ex MS. cod. Mariae, S. Magdalenae Castridani’ du MS Paris Ars. 1008 (transféré à la Bibliothèque Nationale, Nouv. acq. lat. 2056) anciennement de Saint-Germain-des-Prés, écrit au xviie s. par Claude Estiennot et Dom Ducher.

260 Cf. notre édition du De contemplatione et ejus speciebus (Monumenta christiana selecta 2; Tournai 1958), Introduction, 5–38.

261 Nous publierons prochainement ce texte.

262 Et non pas ‘de claustro animae, de claustro materiali, de claustro spirituali, de claustro coelesti,’ comme le dit Peltier, H. dans son intéressant article, ‘Hugues de Fouilloi,’ Revue du moyen âge latin 2 (1946) 2544.

263 Cf. aussi Clm 22251. Le MS Uppsala 618 annonce: claustrum animae cum dispositione officiorum.

264 A mentionner cependant l'article de Peltier, H. sur Hugues de Fouilloi, cité plus haut (n. 262) et notre étude sur ‘l'histoire du De claustro’ (à paraître).

265 Le catalogue de Hereford Cathedral signale pour le MS P.5.XII (xiiie s.): ‘An entirely different treatise from the much shorter De claustro (of another Hugo) in P. 1.XIII (q.v.).’ Il y a sans doute méprise, car P.5.XII donne le Prologue général du De claustro, et P.1.XIII, le Prologue du Livre III.

266 Cf. encore les MSS d'Alderspach et de Tegernsee.

267 Ce sont les MSS cités précédemment (p. 285) Paris BN 14872, Sainte-Geneviève 1432; primitivement Cambridge Univ. 1151.

267a Il y a même des suscriptions curieuses comme celle du MS Charleville 22; ‘Domno H. frater H. de Sancto Laurentio …’

268 C'est un réviseur du xviiie s. qui a attribué l'ouvrage à Hugues de Saint-Victor.

269 Nous sommes loin d'avoir énuméré tous les MSS. On pourrait encore citer Vat. lat 1042, Vat. Reg. 1646, Paris BN 2867, Ars. 267, Maz. 724, Troyes 908, Dole 22, Munich Clm 8963, 17480, 18587, Cambridge Univ. 1832, Prague Bibl. Univ. 459, Augsbourg 84, Philadelphia Free Library 143, Vienne NB 1068, Williamstown (Mass.) Chapin Library 18, Uppsala C 26, 218, Milan Bibl. Ambros. D 20 inf., T 62 sup. T. 68 sup.

270 Il est même une traduction française qui énonce: ‘Cy commence le livre du cloistre de l’âme lequel fut composé par Hugues de Saint-Victor,’ Paris BN Nouv. acquis. fr. 5232. (Pour les traductions de l’œuvre de Hugues de S.V., cf. Science et Sagesse 238–42).

271 Il ne faudrait donc pas dire: ‘Depuis lors (l'article de Vernet, F. ) … la critique a quelque peu modifié l'ordonnance de ce tableau [tableau des œuvres de Hugues dressé par Vernet, F., ‘Hugues de S.V.,’ DThC 7 (1922) 240308 ]. Ainsi faut-il enlever définitivement à Hugues de S.V. les trois opuscules De claustro animae …’; Chatillon, J. dans Revue du moyen âge latin 8 (1952) 150.

272 Ceci ne vise pas à exclure l'hypothèse d'une inspiration, d'une influence séminale ou même d'un noyau de Hugues de Saint-Victor. C'est peut-être ce que voulait suggérer le copiste du MS Hereford P.5.XII: ‘Explicit liber de claustro anime secundum Hugonem de sancto Victore: qui licet huius operis renuet nominacionem, doctores tamen ipsi attribuunt eiusdem compilacionem.’ Outre la présence du De contemplatione dans certains MSS du De claustro (cf. notre Introduction au De contempi.), il faut souligner la composition progressive de l'ouvrage, comme montre l'examen des Prologues. Comme au prieuré de Saint-Laurent on suivait la Règle de saint Augustin, et que les relations entre les deux Hugues ont pu être très étroites, on pourrait faire cette hypothèse: inspiration de Hugues de Saint-Victor, collaboration de Hugues de Fouilloi, peut-être même dédicace de celui-ci à celui-là, attributions divergentes des copistes; mais c'est à vérifier.

373 Nouvel examen … 66-73.

274 Dans ces Miscellanea, on trouve plusieurs opuscules que nous avons cités: De quinque sep tenis, De meditatione … L’édition imprimée de Migne renferme l’In Psalmos et plusieurs lettres.

275 12.60.

276 12.61. Est mentionné aussi un texte ‘Homo cum in honore esset non intellexit,’ ce qui peut évoquer Misc. 3.82 ou bien PL 198.1836 (Pierre le Mangeur). Au sujet de l’énigmatique De laude patrum, mentionné par Jean Trithème de Spanheim, et dont Hauréau cherchait la trace, signalons le MSS Paris Ars. 532 (xve s., Chanoines réguliers de Korsendonck) fol. 178ra: ‘Ex libro magistri hugonis de sancto victore de laude patrum’ Inc. ‘Hoc itaque ualde considerationem’; Expl. ‘ipse in eis ex dignatione fuit’ (une colonne).

277 Revue d'ascétique et de mystique 34 (1955) 249–69.

278 Scriptorium 10 (1956) 182–216.

279 Ce MS Paris 14294 (de Saint-Victor, xive-xve s.), outre des traités de saint Augustin, de saint Anselme, de saint Ambroise, donne: De substantia dilectionis attribué à saint Augustin, et suivi de Quid uere diligendum sit, Quot modis dyabolus humilitatem impugnat, De tribus locis, De quinque statibus uite humane, De iudicio faciendo, De obliuione preteritorum malorum, De quinque septenis (Expl. ‘memento mei’).

280 Il y a aussi plusieurs fragments dans le MS Paris BN 7531.

281 3 (1956) 157–78.

282 Et l'hypothèse même serait recevable d'un matériau réservé par Hugues lui-même.

283 Cf. Mélanges de science relig. 1958.

284 Les oeuvres 215.

285 Cf. Bourgain, L., La chaire française au xii e siede (Paris 1879) 119; Hauréau, Les oeuvres 219–26.

285a Cf. Chatillon, J., ‘Le contenu, l'authenticité et la date du « Liber exceptionum » de Richard de Saint-Victor,’ Revue du moyen âge latin 4 (1948) 2351 (Centum sermones, œuvre de Richard); Baron, R., Science et Sagesse … xxxvii-xxxix, et notes. (Les centum sermones ne sont-ils pas un recueil hétérogène?).

286 Et même l’Indiculum annonce au début du ‘deuxième volume’: Sermones et diverse sententie.

287 De sacr. 2.1.6. (PL 176.383G). M. H.-I. Marrou a noté la frontière indécise qui, dans l'antiquité, sépare lettre et traité. Augustinus Magister I, Communications 1 (Paris 1954) 103 n. 1; A Diognète (Paris 1951) 92 n. 4; Vigiliae Christianae 3 (1949) 221–22.

288 Ott, , Untersuchungen (n. 185) 348–395.

289 La lettre proprement dite est éditée par Ott, L., op. cit. 353–54. Il y a une autre lettre à Ranulphe de Mauriac, sur le ‘Caritas numquam excidit’ (Misc. 1.67).

290 Lottin, O. dans Bulletin de théologie ancienne et médiévale 3 (1938) n. 59.

291 Lasić, D., Theol. perfect. (cité plus haut n. 206) 30.

292 Revue d'histoire ecclésiastique 52 (1957) 81–91.

293 p. 83.

294 Ibid.

295 Journal of Theological Studies 40 (1939) 251.

296 Il est vrai qu'il faut encore nuancer l'affirmation, car la lettre est un élément grâce auquel le cadre se constitue.

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Traditio
  • ISSN: 0362-1529
  • EISSN: 2166-5508
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