L’ouvrage de Daniel Nordman, Frontières de France. De l’espace au territoire, XVIe-XIXe siècle (Paris, Gallimard, 1998), a représenté une avancée significative dans l’historiographie de la frontière et, au-delà, des rapports entre État moderne et territoire. Deux historiens, l’un de la Chine des Song, l’autre de l’Amérique latine, relisent leur objet particulier à la lumière des propositions de l’auteur : envisager les phénomènes de frontières à partir de l’échelle locale et les considérer sous l’angle des négociations entre les pouvoirs centraux et locaux. La fécondité de ces propositions est ainsi démontrée, au risque de la comparaison.