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L'imagination, produit d'une métaphore?

Abstract
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It would be contradictory to ask phainesthai to support both the strict sense (M. Schofield, M. Nussbaum), and metaphorical use (Simplicius) of phantasia. De anima, 428a2, raises many issues. When discovering imagination, Aristotle himself seems to use the word phantasia metaphorically.

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Notes

1 Ceci en réaction contre la tradition dominante, qui voit dans la phantasia une représentation par images, ou la faculté correspondante. Ainsi, selon Robert B. Todd, en rwpprochant phantasia et phainesthai, Alexandre d'Aphrodisias le pionnier et M. Schofield se rejoignent dans un même refus méritoire (Themistius, Aristotle: On the Soul, Londres, Duckworth, 1996, notes 1 et 16, p. 182-183).

2 De anima, III, 3, 427b27-428a5 de l'édition etablie par A. Jannone, Paris, Les Belles Lettres, 1989 (lreéd. Paris, Budé, 1966). Certains éditeurs ponctuent interrogativement après γδvεóuεθα.

3 Les traducteurs trouvent en général logique de comprendre qu'il s'agit de l'vπc, autre espèce apparente de pensée, bien que ce nom soit féminin. Dans la mesure où deux lignes plus haut, nous avons dèjà éxepov employé au neutre pour qualifier le voεiv, nous préférons considérer qu'il s' àgit é nouveau de lui. Le sens n'est guére modifie: Aristote annonce qu'il va traiter de la φαvtασiα avant d'aborder des activites plus pensantes, de fait le VOEIV au sens strict, qui n'inclut pas la φαvτασiα.

4 Les traducteurs comprennent le plus souvent: «si nous ne prenons pas phantasia de maniére métaphorique»; du coup, il faut situer l'indétermination dans la maniere de métaphoriser (G. Rodier, Aristote: Traité de I'âme, 2 vols., Paris, Leroux, 1900: «si nous ne donnons pas, en quelque mesure, un sens métaphorique à ce terme»). Nous preferons laisser la porte ouverte à une mise en garde contre l'emploi métaphorique éventuel d'autres termes aussi, spécialement noûs ou noein.

5 Comme exemple accru d'imprécision, cf. Éth. à Nicom., 1143b5, oû nous est employé à propos de l'aisthèsis de cas particuliers.

6 Ainsi, en De an., III, 10, 433a10.

7 Ainsi que le signale Thémistius, immédiatement aprés avoir évoqué pour phantasia la distinction entre métaphore et sens strict (In De an., 89, 21-34; pagination reprise de la traduction de R. Todd, citée note 1).

8 En De an., III,10,433a 10, justement, εï τic τ®v φαvτασiα τiθεin ώç vónσiv τiv± «à condition que Ton considère l'imagination comme une sorte d'intellection», quel est le terme employé métaphoriquement dans la phrase: phantasia ou noèsisl La vocation de noøs à être encoré par la suite employé métaphoriquement apparaît dans l'interprétation néoplatonicienne, chez Proclus et certains de ses successeurs, de l'expression de noøs pathètikos, gênante car elle paraît indiquer une peu admissible passivité de l'intellect, comme désignant en fait la phantasia: cf. Blumenthal Henry, «Nous pathétikos in Later Greek Philosophy», Oxford Studies in Ancient Greek Philosophy, supplément (1991), p. 197198 et 202-204.

9 Simplicius, In libros Aristotelis De anima commentaria, Hayduck M., ed., Commentaria in Aristotelem Graeca, XI, 208, 6, Berlin, G. Reimer, 1882. On rapprochera du commentaire de 428a9, 209, 35-210, 3 oø c'est le défaut de précision ou d'exactitude de la perception qui est dit fonder le recours à l'emploi métaphorique de phainesthai et phantazesthai pour la désigner. Au sens strict, Simplicius «interprets the activity of phantasia as the having of mental images» (Anne Sheppard, «Phantasia and Mental Images: Neoplatonist Interpretations of De anima, 3.3», Oxford Studies in Ancient Philosophy, supplément [1991], p. 170).

10 Sur la position complexe d'Alexandre d'Aphrodisias, cf. Modrak Deborah, «Alexander on Phantasia: A Hopeless Muddle or a Better Account?», The Southern Journal of Philosophy, vol. 31, supplément (1993), p. 173197. Selon le passage cité par Rodier G., Aristote: Traité de'lâme, vol. 2, p. 416 (De anima, 66, 20), il y a aux yeux d'Alexandre usage métaphorique lorsque nous faisons état d'une phantasia alors qu'il s'agit de sensation, de science et d'intellection. On notera l'assertion du De fato, 186, 7: oύ γάρ φαvτασiα τò φαtvòuεvov παv «tout ce qui apparait n'est pas phantasia». Sur le problème que pose la traduction de phantasia dans le commentaire a la Métaphysique, cf. encore Madigan Arthur, dans Alexander of Aphrodisias, On Aristotle: Metaphysics, 4, Londres, Duckworth, 1993, note 722, p. 171.

11 Pourrait servir de paradigme de la position classique celle de Hicks R. (Aristotle: De anima, Cambridge, Cambridge University Press, 1907) pour qui phantasia au sens propre évoquerait «the power of calling up images», tandis que le sens métaphorique permettrait de renvoyer à aisthèsis, doxa, epistèmè ou noèsis. Cf. antérieurement G. Rodier: «Aristote a done voulu dire, semblet-il: si nous ne prenons pas ce terme au sens métaphorique, l'imagination n'est qu'une (μiα tis) des facultes ou des habitudes, etc. — Lui-même, d'ailleurs, ne s'interdit pas d'employer ταvασ, kατά μετoράv» (Aristote: Traité de I'âdme, p. 416).

12 Page 167, note 3 de sa traduction du De anima (Paris, Vrin, 1977): «φαvτασiα, au sens métaphorique et étymologique, désigne les facultés cognitives en général, tout ce qui apparaît (παv τó φαvτασiα)».

13 Nussbaum Martha, Aristotle's De Motu Animalium, Princeton, Princeton University Press, 1978, p. 244.

14 Ibid, p. 222.

15 Ibid, p. 268.

16 Elle croit trouver cela en Rhétorique, III, 1, 1404a, oã il s'agit de l'«ostentation», résultat de l'action rhétorique (ibid., p. 252-254).

17 «The word phainetai (“appears”) is a specially appropriate and significant vehicle for describing what we experience in virtue of phantasia» (Schofield Malcolm, «Aristotle on Imagination», dans Barnes J., Schofield M. et Sorabji R., dir., Articles on Aristotle, tome 4: Psychology and Aesthetics, Londres, Duckworth, 1979, p. 112; parution initiate dans Lloyd G. E. R. et Owen G. E. L., dir., Aristotle on Mind and the Senses, Cambridge, Cambridge University Press, 1978 = p. 108; repris depuis dans Nussbaum M. C. et Rorty A. O., dir., Essays on Aristotle's De anima, Oxford, Clarendon Press, 1992).

18 Ibid, p. 120 (= p. 117).

19 Ibid., p. 105 (= p. 101).

20 Ibid., p. 119(=p. 116).

21 Richard Bodéüs, p. 216 de sa traduction du De anima (Paris, GF-Flammarion, 1993) paraît suivre M. Schofield.

22 Cf. encore Jean-Louis Labarrière, «Le røle de la. phantasia dans la recherche du bien pratique», dans P. Aubenque, dir., Aristote politique. Études sur la Politique d'Aristote, Paris, PUF, 1993, p. 235-236, après «Imagination humaine et imagination animale chez Aristote», Phronesis, vol. 29, n° 1 (1984), p. 18 et note 5, p. 46.

23 Labarriére J.-L., «Des deux introductions de la Phantasia dans le De anima, III, 3», Kairos, n° 9 (1997), p. 158.

24 Ibid., p. 156-158.

25 «The Cognitive Role of Phantasia in Aristotle», dans M. Nussbaum et A. Rorty, dir., Essays on Aristotle's De anima, p. 294295.

26 Hamlyn D. W., Aristotle's De anima, Oxford, Clarendon Press, 1968, p. 129131.

27 Sophiste, 264a-b. À supposer qu'il s'agisse déjà d'un déplacement, ce n'est pas la premiére fois que Platon aurait commis le péché de recourir à la métaphore. La dimension antiplatonicienne de De anima, III, 3, est mise en relief par Gerard Watson («Phantasia in Aristotle De anima, III, 3», Classical Quarterly, vol. 32 [1982], p. 100113), mais sa suggestion pour «sens métaphorique» (p. 105), est «mere shown. Hans-Jórgen Horn, en revanche, considère que Platon est visé par la mise en garde d'avoir é s'abstenir d'employer des métaphores en définissant («Metapher und φαvτασiα. Ein aristotelisches Bedenken gegen den Gebrauch bildlicher Rede der Bestimmung der φαvτασiα (De anima, III, 3. 428a2)», Archivf. Gesch. d. Philosophie, vol. 75 [1993], p 282284).

28 D. Hamlyn ne juge pas cette étymologie incontestable (Aristotle's De anima, p. 135). Sur le lien entrephaos et phantasia, cf. Lefebvre René, «Les paradoxes du rapport phos phantasia», Revue des etudes anciennes, en principe, vol. 101, n° 3/4 (1999), aparaître.

29 Que la métaphore consiste dans le renvoi à une faculté (qui n'existe pas réellement comme telle à l'état séparé), c'est un point de vue qui a ses défenseurs, ainsi Kenneth Turnbull, «Aristotle on Imagination: De anima, III, 3», Ancient Philosophy, vol. 14 (1994), p. 322.

30 Contre la tendance dominante de Interprétation récente, nous avons plusieurs fois défendu ce point de vue, spécialement dans «Faut-il traduire le vocable aristotelicien de phantasia par “représentation”?)), Revue philosophique de Louvain, vol. 95, n° 4 (1997), p. 587616.

31 Comme le dit Thémistius, 91, 33-93, 2 (R. Todd, p. 115-116), qui entend intégrer les considérations sur l'absence et sur la présence, la phantasia est difficile à différencier de la sensation quand elle est in praesentia, mais elle ne pourrait exister in absentia sans être intervenue déjà in praesentia. Dans la phantasia, se maintient et se prolonge l'effet sensoriel. Dans le fait reel de la phantasia, il y a done déjà un transport que pourrait, nous semble-t-il, efficacement et analogiquement evoquer un transport terminologique.

32 H.-J. Horn estime qu'il n'y a pas pour phantasia de sens métaphorique, mais qu'Aristote s'élève contre l'introduction de métaphores dans la définition. Aussi, au lieu de traduire: «und wenn wir nicht den óbertragenen Wortsinn zugrundelegen», conviendrait-il de dire: «und nicht, wenn wir ein Etwas auf metaphorische Art bestimmen» («Metapher und φαvτασiα », p. 278 et 282-284).

33 Physique, I, 1, 184b12-14.

34 La conjonction des deux énoncés conditionnels semble indiquer que phantasia est pris dans son noyau le plus consensuel. Comme le premier conditionnel, qui reconduit phantasia à phantasma semble évoquer lui-même le choix méthodologique d'un certain traditionalisme, la mention du refus de recourir à la métaphore acquerrait plus de cohérence si on l'interprétait comme témoignant d'une intention analogue, done comme signifiant le refus (provisoire) de certaines innovations, fussent-elles à mettre au compte d'Aristote lui-màme.

35 Que le recours à la métaphore soit une reprise dans le langage d'une tropologie ou figuration originelle, e'est la thése défendue par J.-J. Rousseau, au chapitre 3 de YEssai sur I'origine des langues.

36 Selon R. Bambrough, on ne peut faire l'economie du langage ordinaire et de ses défauts, parce qu'ils ont pour contrepartie de précieuses qualités, et tel est le point de vue d'Aristote («Aristotle on Justice: A Paradigm of Philosophy», dans R. Bambrough, dir., New Essays on Plato and Aristotle, Londres, Rout-ledge and Keagan Paul, 1965, p. 159-174). Cela n'entraine pas qu'aux yeux d'Aristote, la langue grecque soit un pur donné, éventuellement soumis à des considérations critiques mais laissé totalement intact par l'emploi: en dehors de toute perspective radicale de réforme, des écarts individuels restent concevables.

37 Comme le note Terence H. Irwin, en conclusion de son article, Aristote aux prises avec les homonymes n'est pas principalement concerné par le langage, mais par la réalité à laquelle il renvoie («Homonymy in Aristotle», Review of Metaphysics, vol. 34 [1981], p. 523544). II n'en reste pas moins que le problème de l'homonymie surgit du langage.

38 L'homonymie est à la source d'erreurs, et il faut savoir distinguer là où elle confond. Mais elle est difficilement évitable si les choses sont trop nombreuses pour les noms, affecte des mots aussi courants que «bien», «beau», «aimer», «voir», «juste», etc., pour ne rien dire de l'être et de l'un (Topiques, I, 15), et peut présenter une certaine rationalité (Éth. à Nicom., I, 4, 1096b26-31; Physique, VII, 4, 249a23-25: «parmi les termes homonymes, les uns sont très distants, les autres ont une certaine similitude, d'autres sont voisins, ou de genre ou d'analogie»). Une ressemblance peut objectivement la fonder. L'homonymie n'est done pas absolument mauvaise, elle doit seulement être maîtrisée (Métaph., ┌, 4, 1006a35-b13).

39 Ainsi, ont raison jusqu'à un certain point tant ceux qui expliquent la nutrition par l'interaction des contraires, que ceux qui l'expliquent par l'interaction des semblables, et Aristote peut conserver pour son propre compte les deux termi-nologies, en affirmant que ce qui agit c'est d'abord la contrariété, ensuite la similitude (De an., II, 4).

40 En sus d'un intérêt poétique et rhétorique, Aristote accorde done bien à la métaphore une attention lexicographique, lui reconnaissant une «fonction d'elargissement et de revitalisation de la langue» (André Laks, qui écrit cependant cela au conditionnel, «Substitution et connaissance: une interpretation unitaire (ou presque) de la theorie aristotelicienne de la métaphore», dans Furley D. et Nehamas A., dir., Aristotle's Rhetoric, Princeton, Princeton University Press, 1994, p. 291).

41 Météorologiques, IV, 3, 380a18.

42 De an., II, 8,420a29-b4.

43 «Famously ambivalent», dit Richard Moran de la position d'Aristote («Artifice and Persuasion: The Work of Metaphor in the Rhetorics, dans A. Rorty, dir., Aristotle's Rhetoric, Berkeley, University of California Press, 1996, p. 386).

44 On considère volontiers que les métaphores ne sont pas réellement ambiguës, parce qu'on les identifie aisément comme des métaphores (cf. Engel Pascal, «Le sens littéral des métaphores», Recherches sur la philosophie et le langage, Cahiers du Groupe de recherches sur la philosophie et le langage, n° 9 [1988], p. 242243): pour Aristote, qui demande en certains contextes de s'en garder, elles peuvent réellement prêter à confusion, et il n'est pas sans risque de dire de la science qu'elle est «inébranlable», ou de la tempérance qu'elle est une «harmonie» (Top., VI, 2, 139b33-34).

45 Comme Platon l'a depuis longtemps reconnu. «Pourvu qu'Hermogène n'ait pas raison de trouver bien visqueuse cette ressemblance qui justement nous aspire» (Cratyle, 435c). «Pour notre sécurité, ce qui est par-dessus tout nécessaire, c'est de faire bonne garde autour des ressemblances, car il n'y a pas de genre qui soit plus propre à nous faire glisser» (Sophiste, 231a).

46 Cf. spécialement Top., I, 13 et 17-18.

47 Sur plaisir, ressemblance et connaissance, cf. Rhetorique, I, 11, et Poétique, 4.

48 On ne peut done dire que «Aristotle's approval of metaphor is confined to use as an ornament of style, while he condemns its use in reasoning altogether (Lloyd G. E. R., Polarity and Analogy: Two Types of Argumentation in Early Greek Thought, Cambridge, Cambridge University Press, 1966, p. 405).

49 Il y a évidemment controverse là-dessus, qu'il s'agisse de la métaphore en général, ou de son rôle d'après Aristote. Paul Ricceur ne se contente pas de dire que la metaphore réorganise, il va jusqu'à reprendre l'idée selon laquelle «l'ordre lui-même precéde de la constitution metaphorique des champs semantiques à partir desquels il y a des genres et des espèces» (La métaphore vive, Paris, Seuil, 1975, p. 3234 et 252).

50 C'est ce que remarque P. Ricoeur, La métaphore vive, p. 27.

51 Tandis que comme on l'a observé, il y a de la métaphore dans le concept de metaphore, qui pren dphora dans un sens dérivé (ibid., p. 25). Des termes tels que tupos, «impression», ou ichnos, «trace», ont eux-mêmes une vocation largement métaphorique.

52 Il y a lieu de relire le beau paragraphe que Nelson Goodman consacre à cette question, dans Langages de l'art, trad, franç. Nîmes, Jacqueline Chambon, 1990, p. 107.

53 Top., VI, 2; VIII, 3, 158b8-17; De an., II, 13, 97b36-39.

54 Cf. Donald Davidson, «What Metaphors Mean», trad, franç, par Pascal Engel sous le titre «Le sens litteral des métaphores», dans Enquêtes sur la vérité et I'interprétation, Nîmes, Jacqueline Chambon, 1993, p. 349-376.

55 Cf. A. E. Chaignet: «L'imagination est la faculté par laquelle il se produit en nous quelque image: par conséquent, à moins de détourner l'expression par une altération métaphorique de son vrai sens, ce qui arrive quelquefois màme à Aristote, l'imagination devra àtre une de ces facultés par lesquelles nous emettons des jugements susceptibles d'erreur ou de vérité» (Essai sur la psychologie a"Aristote, Paris, Hachette, 1883, p. 446; nous soulignons; pour un exemple d'altération métaphorique, Chaignet renvoie à I, 1, 402b23). Selon M. Schofield, qui ne renonce pas à trouver un principe unificateur, phantasia chez Aristote «is a loose-knit, family concept» («Aristotle on Imagination», p. 110 = p. 106).

56 R. Lefebvre, «La phantasia chez Aristote: subliminalité, indistinction et pathologie de la perception», Études philosophiques, n° 1 (1997), p. 46; R. Lefebvre, «Du phénomène à l'imagination: les Grecs et la phantasia», Études phénoménologiques, vol. 11, n" 22 (1995), p. 111.

57 Ainsi que l'observe R. Moran, «Artifice and Persuasion», p. 397.

58 Il ne s'agit d'ailleurs pas d'une simple métaphore. Imaginer est comme saisir ce qui apparaàt, mais en outre, il y a un mécanisme de l'apparition, apte à produire de la conservation, qui justifie d'appeler derechef phantasia ce qui a lieu lors de la réactivation de la trace, parce que c'est lui qui la permet. De ce point de vue, l'usage aristotelicien du terme de phantasia a aussi un fondement métonymique (l'imagination étant une extension de l'apparition), ou même valeur de synecdoque (l'apparaitre imaginaire étant une partie de l'apparaître).

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