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“Building a Person”: Legal and Clinical Personhood for Autistic and Trans Children in Ontario

Published online by Cambridge University Press:  17 November 2020

Jake Pyne*
Affiliation:
Assistant Professor School of Social Work, York University jpyne@yorku.ca
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Abstract

In the 1960s and 1970s, psychologists at the University of California, Los Angeles, operated two behaviour modification programs: one aiming to eliminate “feminine” behaviours in male-bodied children (“conversion therapy”), and one targeting autistic children’s so-called problem behaviours (applied behavioural analysis or ABA). The head of the autism program referred to his work as “building a person.” Decades later in Ontario, a radically incommensurate legal context sees conversion therapy banned while ABA receives millions of funding dollars. Drawing on legislation, case law, media, and clinical literature, I argue that the process of trans communities wresting themselves out from under conversion therapy involved discursively shifting from having a condition to being human—a process of “building a person”—still incomplete for autistic communities. While legal reforms protect some trans youth from harmful therapies, this does not extend to autistic trans youth, leading us to question at whose expense a rights-bearing trans person was built.

Résumé

Résumé

Dans les années 1960 et 1970, des psychologues de l’Université de Californie à Los Angeles ont mis en œuvre deux programmes de modification du comportement, le premier visant à éliminer les comportements « féminins » chez les enfants nés dans un corps masculin (« thérapie de conversion ») et le second ciblant les comportements qualifiés de problématiques des enfants autistes (analyse comportementale appliquée ou ABA). Le directeur du programme sur l’autisme a qualifié son travail de « construction d’une personne ». Des décennies plus tard en Ontario, dans un contexte juridique radicalement disproportionné par rapport aux deux situations, la thérapie de conversion est interdite tandis que l’ABA reçoit des millions de dollars de financement. En m’appuyant sur la législation, la jurisprudence, les médias et la littérature clinique, je soutiens que les communautés trans ont réussi à s’affranchir des thérapies de conversion en passant discursivement d’une personne souffrant d’une condition à une personne reconnue comme un être humain – un processus de « construction d’une personne » – encore inachevé auprès des communautés autistes. De ce fait, si les réformes juridiques protègent certains jeunes trans contre les thérapies néfastes, elles ne s’étendent pas aux jeunes trans autistes, ce qui soulève la question suivante : au détriment de qui une personne trans titulaire de droits a-t-elle été construite?