RÉSUMÉS
Edition spéciale: Théorie de la société civile globale Editeur: Rupert Taylor
Solidarité au-delà des frontières: Le mouvement Anti-apartheid international
Håkan Thörn
Cet article traite de ce qui doit être vu d’une perspective globale comme l’un des mouvements sociaux le plus important durant la période d’après guerre: le mouvement international anti-apartheid. Ce mouvement a duré pendant plus de trente ans, depuis fin des années 1950 jusqu’en 1994, il était présent sur tous les continents, et était perçu comme étant actif dans la construction d’une culture politique globale pendant la guerre froide. L’article soutient que l’histoire de la lutte anti-apartheid fourni un argument historique important pour l’analyse de la politique globale d’aujourd’hui – particulièrement dès lors que les organisations, les différentes formes d’action, et les réseaux qui ont été formés et développés dans la lutte contre l’apartheid sont présents dans le contexte contemporain de la mobilisation de la société civile globale en relation avec la globalisation néolibérale et les institutions politiques supranationales tels que l’Organisation du Commerce Mondial, le Fond Monétaire International, et la Banque Mondiale.
La Société Civile Globale et ses mécontentements
T. Olaf Corry
Pour les enthousiastes le concept de la société civile globale se répand rapidement et devient l’articulation de la reconfiguration du paradigme étatique. Cependant, les critiques sont récemment devenues plus nombreuses et franches en opposition au discours revendicatif qu’en fait l’étatisme est perpétué en intégrant l’idée d’une société civile dans la voie de la globalisation au moyen d’une analogie intérieure qui n’aide en rien. Cet article examine à la fois les revendications et évalue le rôle que ce concept joue en perpétuant/reconfigurant l’étatisme. Premièrement il résume les dernières critiques en identifiant trois accusations de base: l’ambiguïté du terme, 〈l’erreur intérieure〉, et les effets anti-démocratiques de l’utiliser. Deuxièmement, ces critiques sont considérées tour à tour et il est conclus que, finalement, les trois points sont en rapport avec l’échec des critiques elles mêmes et avec quelques théoriciens de la société civile globale allant au-delà d’une structure d’interprétation centrée sur l’état. Dans la dernière partie on montre comment le discours de la société civile globale commence à entrainer non seulement le concept de 〈société civile〉 loin de ses sens historiques centrés sur l’état, mais aussi comment il contribue à changer le contenu du concept de 〈global〉.
Société Civile Globale: Route royale ou sentier glissant?
Ronaldo Munck
La société civile globale est devenue un important paradigme pour un changement social progressif à l’échelle planétaire. Il énonce un projet moral nouveau et audacieux pour la démocratisation globale. Pour ses détracteurs, cependant, c’est seulement l’aile sociale de la globalisation néolibérale qui détourne les mouvements sociaux de leurs tâches. C’est aussi perçu comme irrémédiablement Euro-centrique dans ses suppositions et orientations. Une troisième option, proposée ici, est de comprendre la société civile globale comme un complexe social et un terrain spatial. En impliquant les politiques, une option progressive peut être présentée pour contester la conception cooptée ou réformiste dominante de la société civile globale.
Gramsci, Hégémonie, et réseaux de la société civile globale
Hagai Katz
Cette étude offre un premier test empirique à un vrai niveau global de deux modèles contradictoires de société civile globale dans un système de gouvernance globale mis en avant part la pensée 〈néo-Gramscienne〉. Le premier modèle énonce que la société civile globale est cooptée par le capitalisme hégémonique et l’élite politique, et promeut les intérêts hégémoniques en répandant des valeurs néolibérales et en fournissant une façade d’opposition. Le second modèle perçoit la société civile globale comme l’infrastructure de laquelle la résistance anti-hégémonique, et finalement un bloc historique anti-hégémonique se développera et défiera l’hégémonie néolibérale. Les prédictions qu’apportent ces deux points de vue de structure de réseaux de société civile globale sont testées à l’aide de l’analyse d’une matrice de liens entre 10.001 NGO (Organisations Non Gouvernementales) internationales dans un exemple déterminant de INGO (Organisations Internationales Non Gouvernementale) extraits de la base de données de l’Union des Associations Internationales. Les conclusions apportent un support partiel aux prédictions des deux modèles, et conduisent à la conclusion que la société civile globale d’aujourd’hui est dans une phase de transition, mais que l’infrastructure actuelle fournie par le réseau global INGO incite au développement d’un bloc historique anti-hégémonique dans le futur, à condition que le préjugé du nord en réseau décroisse. Des étapes stratégiques nécessaires pour réaliser cela sont présentées.
Le société civile globale et la question de citoyenneté globale
Chris Armstrong
Pour beaucoup de commentateurs contemporains, l’association de la citoyenneté avec la nation-état est en état de siège, alors que les formes transnationales et même globales de la citoyenneté commencent à émerger. Le phénomène naissant de citoyenneté globale en particulier est caractérisé par trois composantes: le discours global des droits de l’homme, un rapport global des responsabilités citoyennes, et finalement 〈la société civile globale〉. Cette dernière composante est supposée donner son caractère 〈politique〉 à une nouvelle citoyenneté globale, et représente pour beaucoup le vecteur le plus probable de l’émergence d’une politique démocratique citoyenne globale. Cet article examine d’une manière critique ce point de vue, demandant si une forme globale de citoyenneté est vraiment émergeante, et s’il en est ainsi, si la 〈société civile globale〉 est bien armée pour faire face à sa dimension politique. L’article examine deux récits opposés sur le potentiel de la société civile globale à former une arme politique de citoyenneté globale, avant de revenir au moyen de conclusion à la notion controversée de citoyenneté globale elle-même.
La société civile en gouvernance globale: Faisant face à l’analyse divergente, stratégie, et tactiques
Patrick Bond
Cet article considère trois différentes conceptualisations – trois perspectives politico-idéologiques dans la société civile – économie et géopolitique à l’échelle globale. Les points de vue peuvent être appelés 〈Mouvements de justice globale〉, 〈nationalisme du Tiers Monde〉, et 〈le consensus de l’après Washington〉. Ces trois perspectives se posent en contraste à la fusion de l’économie néolibérale avec la politique néoconservatrice qui domine le monde contemporain. Ces trois approches convergent quelquefois, mais sont le plus souvent en conflit; comme le sont les institutions de la société civile qui contribuent aux trois différentes idéologies politiques. Des trois différentes analyses découlent des stratégies différentes, tactiques de campagne concrète, choix varié d’alliés. Le Forum du Monde Social fait allusion à une approche potentiellement unifiante dans les mouvements de justice globale basée sur les thèmes réalisables de 〈décommodification〉 et 〈dé-globalisation〉 (du capital). C’est, cependant, seulement en faisant face aux divergences idéologiques que le mouvement de justice globale peut renforcer sa présence.
Sonderausgabe: Theorien zur globalen Bürgergesellschaft Herausgeber: Rupert Taylor
Solidarität über die Grenzen hinaus: Die transnationale Anti-Apartheid-Bewegung
Håkan Thörn
Dieser Beitrag konzentriert sich auf das, was von einer globalen Perspektive aus als eine der wichtigsten sozialen Bewegungen während der Nachkriegsära angesehen werden muss: die transnationale Anti-Apartheid-Bewegung. Diese Bewegung hielt mehr als drei Jahrzehnte an, von den späten fünfziger Jahren bis 1994, war auf allen Kontinenten zu finden und kann als Beitrag zur Entstehung einer globalen politischen Kultur während des Kalten Krieges betrachtet werden. Die Abhandlung erörtert, dass die Geschichte des Anti-Apartheid-Kampfes historisch wichtig ist für die Analyse der heutigen Globalpolitik – insbesondere insofern, dass die Bewegungen, Zusammenschlüsse und Netzwerke, die im Anti-Apartheid-Kampf gegründet wurden, im heutigen Kontext der Mobilisierung einer globalen Bürgergesellschaft in Bezug auf die neoliberale Globalisierung und die supranationalen politischen Institutionen, wie die Welthandelsorganisation, der Internationale Währungsfonds und die Weltbank, präsent sind.
ZUSAMMENFASSUNGEN
Die globale Bürgergesellschaft und ihre Schwächen
T. Olaf Corry
Gemäß den Befürwortern verbreitet sich das Konzept der globalen Bürgergesellschaft schnell und ist entscheidend für die Rekonfiguration des Statismus-Paradigmas. Allerdings ist in letzter Zeit die Zahl der Kritiker gestiegen, die sich mehr und mehr gegen den Begriff ausprechen und behaupten, dass in der Tat der Statismus bewahrt wird, indem das Konzept der bürgerlichen Gesellschaft auf die globale Ebene durch eine hindernde inländische Analogie übertragen wird. Dieser Beitrag untersucht beide Auffasungen und bewertet die Rolle, die das Konzept bei der Wahrung bzw. Rekonfiguration des Statismus spielt. Zunächst werden gegenwärtige Kritiken zusammengefasst, wobei zwischen drei grundsätzlichen Kritikansätzen unterschieden wird: die Ambiguität des Begriffs, der “nationale Trugschluss” und die undemokratischen Auswirkungen bei der Anwendung. Anschließend werden diese Kritikpunkte einzeln betrachtet, und man kommt zu dem Schluss, dass alle drei Kritikansätze letztendlich auf das Versagen der Kritiker selbst und einiger Theoretiker des Konzepts der globalen Bürgergesellschaft, sich über eine staatlich zentrierte Interpretation hinauszubegeben, zurückgehen. Im letzten Abschnitt wird dargelegt, wie die Diskussion über die globale Bürgergesellschaft das Konzept “bürgerliche Gesellschaft” allmählich nicht nur von seinen staatlich zentrierten historischen Bedeutungen entfernt, sondern auch wie sie zu der Änderung des Inhalts des Globalkonzepts beiträgt.
Die globale Bürgergesellschaft: Königlicher Weg oder rutschiger Pfad?
Ronaldo Munck
Die globale Bürgergesellschaft ist zum wichtigen Paradigma für fortschrittliche soziale Veränderung auf globaler Ebene geworden. Sie fordert ein gewagtes, neues ethisches Projekt zur globalen Demokratisierung. Für seine Kritiker ist sie jedoch einzig ein gesellschaftlicher Flügel der neoliberalen Globalisierung, der soziale Bewegungen von ihren Aufgaben ablenkt. Ihre Thesen und Orientierung werden zudem als hoffnungslos eurozentrisch angesehen. Eine dritte Option, die hier vorgeschlagen wird, beinhaltet das Verständnis der globalen Bürgergesellschaft als ein komplexes soziales und regionales Terrain. Das Wiedereinbringen der Politik kann eine progressive Alternative darstellen, das dominante kooptierende oder reformistische Konzept der globalen Bürgergesellschaft anzufechten.
Gramsci, Hegemonie und Netzwerke der globalen Bürgergesellschaft
Hagai Katz
Diese Studie ist eine auf tatsächlich globaler Ebene erste empirische Untersuchung zweier gegensätzlicher Modelle der globalen Bürgergesellschaft im globalen Regierungssystem, die sich auf das Konzept des Neo-Gramscianismus stützen. Das erste Modell sinnt eine globale Bürgergesellschaft an, die durch hegemonische Kapitalisten und politische Eliten kooptiert wird und hegemonische Interessen durch die Verbreitung neoliberaler Wertvorstellungen und die Bereitstellung einer Gegnerfassade fördert. Das zweite Modell betrachtet die globale Bürgergesellschaft als die Infrastruktur, aus der ein Widerstand gegen die Hegemonie und letztendlich eine historische Anti-Hegemonie-Interessengruppe entsteht und die neoliberale Hegemonie hinterfragt. Die Prognosen dieser beiden Betrachtungsweisen im Hinblick auf die Netzwerkstruktur der globalen Bürgergesellschaft werden anhand einer Netzwerkanalyse einer Matrix von Verbindungen zwischen 10.001 weltweiten nicht-staatlichen Organisationen in einer zweckbestimmten Auswahl internationaler nicht-staatlicher Organisationen aus der Datenbank der Union of International Associations überprüft. Die Ergebnisse unterstützen zu Teilen die Prognosen beider Modelle und führen zu dem Schluss, dass sich die globale Bürgergesellschaft derzeit in einer Übergangsphase befindet, wobei die gegenwärtige durch das globale Netzwerk der internationalen nicht-staatlichen Organisationen bestehende Infrastruktur die zukünftige Entstehung einer historischen Anti-Hegemonie-Interessengruppe fördert, vorausgesetzt dass die nördliche Voreingenommenheit in dem Netzwerk abnimmt. Es werden strategische Maßnahmen zur Erreichung dieses Ziels präsentiert.
Die globale Bürgergesellschaft und die Frage der globalen Bürgerschaft
Chris Armstrong
Für viele Erläuterer der letzten Zeit ist die Verbindung zwischen Bürgerschaft und Nationalstaat unterbrochen, während sich transnationale und sogar globale Formen der Bürgerschaft abzuzeichnen beginnen. Insbesondere das neue Phänomen der globalen Bürgerschaft ist durch drei Bestandteile gekennzeichnet: die globale Debatte über Menschenrechte, die globale Bedeutung bürgerlicher Verantwortlichkeiten und schließlich die “globale Bürgergesellschaft.” Dieser letzte Bestandteil soll einer neuen globalen Bürgerschaft ihren “politischen” Charakter verleihen und stellt für viele das wahrscheinlichste Medium zur Entstehung einer globalen demokratischen Bürgerpolitik dar. Der Beitrag untersucht diese Betrachtungsweise kritisch und stellt die Frage, ob sich tatsächlich eine globale Form der Bürgerschaft entwickelt und falls ja, ob die “globale Bürgergesellschaft” dafür gerüstet ist, ihre Position als politische Dimension einzunehmen. Der Beitrag untersucht zwei gegensätzliche Ausführungen über das Potential der globalen Bürgergesellschaft, einen politischen Zweig der globalen Bürgerschaft zu formen, bevor er sich am Ende durch die Schlussfolgerung wieder dem irritierenden Konzept der globalen Bürgerschaft selbst widmet.
Die Bürgergesellschaft im Hinblick auf die globale Regierung: Konfrontation mit abweichenden Analysen, Strategien und Taktiken
Patrick Bond
Dieser Beitrag untersucht drei unterschiedliche Konzeptualisierungen – drei politisch-ideologische Perspektiven innerhalb der Bürgergesellschaft – im Hinblick auf die Wirtschaftlichkeit und Geopolitik auf globaler Ebene. Die Standpunkte können “Global Justice Movements” (Bewegungen für globale Gerechtigkeit), “Dritte-Welt-Nationalismus” und “Post-Washington-Konsensus” bezeichnet werden. Diese drei Perspektiven stehen im Gegensatz zu der Fusion neoliberaler Wirtschaftlichkeit und neokonservativer Politik, die die heutige Welt dominiert. Die drei Denkansätze sind zwar teilweise konvergent, stehen aber meist im Konflikt miteinander, ebenso wie die Institutionen der Bürgergesellschaft, die mit den drei unterschiedlichen politischen Ideologien einhergehen. Aus den drei unterschiedlichen Analysen ergeben sich unterschiedliche Strategien, konkrete Kampagne-Taktiken und eine diverse Auswahl von Alliierten. Das Weltgesellschaftsforum deutet auf eine mögliche verbindende Herangehensweise innerhalb der Bewegungen für globale Gerechtigkeit basierend auf den konkreten Themen der “Dekommodifizierung” und “Deglobalisierung” (von Kapital) hin. Jedoch kann die Bewegung für globale Gerechtigkeit nur dann ihre Präsenz stärken, wenn sie sich den ideologischen Divergenzen stellt.
RESUMENES
Tema destacado: Teoría de la Sociedad Civil Global Redactor: Rupert Taylor
Solidaridad más allá de las fronteras: El movimiento anti-apartheid transnacional
Håkan Thörn
Este trabajo está centrado en lo que, desde una perspectiva mundial, debe considerarse como uno de los movimientos sociales más importantes del periodo de posguerra: el movimiento anti-apartheid transnacional. Este movimiento estuvo vigente durante más de tres décadas, desde finales de los años 50 hasta 1994, se hizo sentir en todos los continentes y puede considerarse como una parte estructurante de la cultura política mundial durante la Guerra Fría. Este trabajo afirma que la historia de la lucha contra el apartheid supone una base histórica importante para el análisis de la política mundial actual (sobre todo, teniendo en cuenta que los movimientos organizados, las formas de acción y las redes que se formaron y desarrollaron para luchar contra el apartheid, están presentes en el contexto actual de movilización de la sociedad civil global con respecto a la globalización neoliberal y a las instituciones políticas supranacionales, tales como la Organización Mundial del Comercio, el Fondo Monetario Internacional, y el Banco Mundial.
La Sociedad Civil Global y sus desencantos
T. Olaf Corry
Según sus defensores más entusiastas, el concepto de sociedad civil global se está extendiendo con gran rapidez y convirtiéndose en uno de los pilares para la redefinición del modelo “estatista.” Sin embargo, cada vez son más los críticos que se oponen a este término alegando que está contribuyendo a perpetuar el “estatismo,” ya que se está extrapolando la idea de sociedad civil al concepto “global” a través de una equivalencia nacional poco conveniente. Este trabajo analiza ambas opiniones para tratar de evaluar cuál es el papel de este concepto respecto al “estatismo” (si está ayudando a perpetuarlo o a redefinirlo). En primer lugar, se expone un resumen de las críticas actuales a través de tres acusaciones básicas: la ambigüedad del término, la “falacia nacional,” y los efectos antidemocrticos de su utilización. En segundo lugar, se analizan dichas críticas por separado para concluir que los tres puntos convergen, a la postre, en el fracaso de los mismos críticos y en la necesidad de que determinados teóricos de la sociedad civil global vayan más allá de una mera interpretación basada en el centralismo estatal. En la última sección, se demuestra cómo el discurso de la sociedad civil global está empezando a distanciarse de su histórica vinculación con el centralismo estatal, y cómo está contribuyendo a cambiar el significado del concepto “global.”
La Sociedad Civil Global: ¿Un camino de rosas o un terreno resbaladizo?
Ronaldo Munck
La Sociedad Civil Global se ha convertido en un modelo de cambio social progresivo a escala mundial. Defiende la implantación de un proyecto ético nuevo y audaz para la democratización global. Para sus detractores, es sólo el brazo social de la globalización neoliberal que no hace sino desviar los movimientos sociales de sus tareas. También consideran que tiene un carácter irremediablemente eurocéntrico, tanto en sus suposiciones como en su orientación. Una tercera opción, que se propone aquí, es entender la sociedad civil global como un terreno social y espacialmente complejo. Si introducimos de nuevo el elemento político, es posible presentar una opción progresiva que cuestione la concepción coordinada o reformista de la sociedad civil global.
Gramsci, la hegemonía, y las redes de la Sociedad Civil Global
Hagai Katz
Este estudio presenta una demostración empírica, a un nivel genuinamente global, de dos modelos contradictorios de la sociedad civil global en el sistema gubernativo global defendidos por el pensamiento neogramsciano. El primer modelo defiende que la sociedad civil global está regida por élites políticas y capitalistas hegemónicas, y defiende los intereses económicos a través de la distribución de los valores neoliberales y del establecimiento de un grupo opositor. El segundo modelo considera la sociedad civil global como la infraestructura sobre la que, tanto la resistencia anti-hegemónica como la facción histórica anti-hegemónica, evolucionarán y se enfrentarán a la hegemonía neoliberal. Las predicciones que formulan ambas teorías con respecto a las redes de la sociedad civil global son evaluadas por medio del análisis de una matriz de vínculos entre 10.001 ONGI (organizaciones no gubernamentales internacionales), de las que se ha tomado una muestra representativa de la base de datos de la Unión de Asociaciones Internacionales. Los hallazgos refuerzan en parte las tesis de los dos modelos, y llevan a la conclusión de que, en estos momentos, la sociedad civil global se encuentra en una fase de transición, y que la infraestructura actual de la red de las ONGI favorecerá en el futuro el desarrollo de una facción histórica anti-hegemónica, siempre y cuando disminuyan los prejuicios que tiene el norte con respecto a la red. Se presentan los pasos estratégicos necesarios para lograrlo.
La Sociedad Civil Global y la cuestión de la ciudadanía global
Chris Armstrong
Recientemente, muchos especialistas están empezando a convencerse de que el vínculo que mantiene la ciudadanía con la nación-estado está empezado a peligrar, a medida que surgen formas transnacionales e incluso globales de ciudadanía. El nuevo fenómeno de la ciudadanía global se caracteriza por tres factores particulares: el discurso global sobre los derechos humanos, una consideración global de las obligaciones ciudadanas y, por último “la sociedad civil global”. Se supone que es este último factor el que otorga a la nueva ciudadanía global su carácter “político,” y para muchos representa el instrumento más adecuado para la consecución de una política ciudadana democrática y global. Este trabajo hace un análisis crítico de esta visión, cuestionando si realmente está surgiendo una forma global de ciudadanía, y en caso afirmativo, si la “sociedad civil global” está correctamente preparada para actuar como su representante político. Este trabajo examina dos teorías opuestas sobre el potencial de la sociedad civil global para constituirse como brazo político de la ciudadanía global, para volver, a modo de conclusión, al polémico concepto de “ciudadanía global.”
La Sociedad Civil y el gobierno global: Encarando análisis, estrategias y tácticas divergentes
Patrick Bond
En este trabajo se estudian tres conceptos diferentes (tres perspectivas político-ideológicas en el seno de la sociedad civil) sobre la economía y la geopolítica a escala global. Podemos denominar a estos movimientos de la siguiente manera: “Movimientos de justicia global”, “Nacionalismo del tercer mundo,” y “Consenso post-Washington.” Estas tres perspectivas se oponen a la fusión de economía neoliberal y política neoconservadora que domina el mundo actual. En ciertas materias, las tres opiniones convergen, aunque en general, son contrarias, al igual que las instituciones de la sociedad civil partidarias a alguna de estas tres ideologías políticas. Cada una de las teorías defiende estrategias distintas y tácticas de acción específicas, y propugna alianzas diferentes. El Foro Social Mundial ofrece algunas sugerencias que pueden ayudar a unificar las posturas en el seno de los movimientos de justicia globales, basándose en temas prácticos como la “desproductificación” y la “desglobalización” (del capital). Sin embargo, el movimiento de justicia global sólo podrá consolidar su presencia si afronta las ideologías divergentes.