Hostname: page-component-77f85d65b8-lfk5g Total loading time: 0 Render date: 2026-04-17T17:23:07.875Z Has data issue: false hasContentIssue false

Une analyse pluraliste des conceptions juridiques autochtones devant les tribunaux de juridiction pénale au Canada

Published online by Cambridge University Press:  18 July 2014

Hugues Melanon
Affiliation:
candidat au doctorat en droit, Université de Montréal

Abstract

The following article attempts to summarize the results of a study of Canadian criminal case law materials relating to aboriginals accused over the last hundred years. The goal of this analysis was to ascertain the openness of Canadian state law to certain forms of legal pluralism. The concept of “dialogism» was used to measure the intensity of recognition or application by a central legal order (Canadian criminal law) of values and norms pertaining to another legal order (legal concepts of aboriginal peoples). Analysis of the case law shows Canadian criminal law slowly evolving towards a weak form of legal pluralism. Early decisions by the courts denote an absence of cultural dialogue, with the exception of those of the circuit court in the Northwest Territories. The more recent case law indicates that if courts are reluctant to recognize the relevance of aboriginal values in the matter of jury selection, trial location and criminal liability, they are more and more receptive to legal pluralism on sentencing issues, where a form of power-sharing is possible between judges and native communities.

Résumé

Cet article consiste en une brève synthèse des résultats d'analyse des décisions jurisprudentielles canadiennes en matière pénale à l'égard des accusés autochtones au cours des cent dernières années. L'objectif de cette analyse est de mesurer l'ouverture du droit canadien à certaines formes de pluralisme juridique, à l'aide du concept de «dialogisme», c'est-à-dire une situation où l'ordre juridique étatique (le droit criminel canadien) intègre ou reconnaît l'application de valeurs ou de normes émanant d'un autre ordre juridique (les conceptions juridiques des peuples autochtones). L'analyse des décisions à révélé une lente évolution du droit criminel canadien vers un pluralisme juridique à faible intensité. D'abord, les premiers contacts entre les tribunaux canadiens et les autochtones se caractérisent par une absence de dialogue culturel, à l'exception des décisions de la Cour itinérante des Territoires du Nord-Ouest. Les décisions plus récentes révèlent quant à elles une réticence de la part des tribunaux à accepter que les valeurs autochtones aient une influence sur la composition du jury, l'emplacement du procès et la responsabilité criminelle. En revanche, en matière de détermination de la peine, on dénote une ouverture à l'égard du pluralisme juridique dans les cas de plus en plus nombreux où les tribunaux délèguent une partie de leur pouvoir décisionnel aux communautés autochtones.

Information

Type
Research Article
Copyright
Copyright © Canadian Law and Society Association 1997

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