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La disparition des formes aristotéliciennes. À propos d'une démarche clandestine dans les Méditations

Published online by Cambridge University Press:  04 March 2021

Georges Moyal*
Affiliation:
Université York, Campus Glendon
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Résumé

Même si l'appréhension que l'on peut avoir des formes aristotéliciennes résulte de ce qu'Aristote nomme «induction», rien ne nécessite que leurs composantes soient reliées entre elles de façon intelligible, comme le sont, au contraire, les propriétés de la matière. C'est ce qui porte René Descartes à en débarrasser les sciences par une démarche effectuée subrepticement dans sa VIe Méditation, et à leur substituer la matière, dénominateur commun des êtres naturels. C'est cette démarche — elle continue d’éluder certains de ses lecteurs —, que nous tentons de mettre au jour dans ce qui suit.

Abstract

ABSTRACT

Though the apprehension one may have of Aristotelian forms comes about from what Aristotle calls ‘induction,’ there is nothing necessary or intelligible to link together their components, as there is between the properties of matter. That is what leads René Descartes to rid the sciences of them surreptitiously in his VIth Meditation, and to make matter and its properties the common denominator of natural beings. The attempt is made in what follows to bring this move to light — a move that continues to elude some of his readers.

Information

Type
Special Issue: Canadian Philosophical Association 2020 Prize Winning Papers / Numéro spécial : gagnants des prix de l’essai 2020 de l’Association canadienne de philosophie
Copyright
Copyright © The Author(s), 2021. Published by Cambridge University Press on behalf of the Canadian Philosophical Association/l’Association canadienne de philosophie.