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Performance Anxieties: Interpellation of the Refugee Subject in Law

Published online by Cambridge University Press:  27 June 2014

Trish Luker*
Affiliation:
UTS Chancellor’s Postdoctoral Research FellowFaculty of LawUniversity of Technology Sydney
Rights & Permissions [Opens in a new window]

Abstract

Refugee law posits the refugee as a rights-bearing subject prior to legal recognition. The determination procedures from which legal protection may be availed to a person escaping persecution demand that the applicant be recognizable as a subject entitled to law’s power to name her as a refugee. In this article, I draw on speech act theory to investigate the rhetorical structure of refugee recognition. Viewed as a performative speech act, refugee subjectivity emerges as a result of repetition and citation of tropes of “refugee-ness,” which function to legitimate and naturalize certain representations as evidence of the grounds for protection. This places applicants in a paradoxical position: they must attempt to deliver their evidence as a performance of refugee-ness, but in making the narrative recognizable and understandable according to the norms of the legal process, the singularity, and possibly the authenticity, of the account may be lost. The argument is supported by empirical research conducted at the Australian Refugee Review Tribunal.

Résumé

Le droit des réfugiés positionne le réfugié comme un titulaire de droits avant même la reconnaissance de son statut juridique. Les procédures de détermination, selon lesquelles des personnes fuyant les persécutions peuvent être accordé une protection juridique, nécessitent que l’on puisse reconnaître le demandeur comme un sujet intitulé au pouvoir légal d’être nommé réfugié. Dans cet article, je m’appuie sur la théorie des actes de langage afin d’examiner la structure rhétorique de la reconnaissance du statut de réfugié. Considérée comme un acte de langage performatif, la subjectivité des réfugiés apparaît suite à des répétitions et des citations de tropes, où le « concept de réfugié » légitime et naturalise certaines représentations comme preuves de motifs de protection. Ceci met les demandeurs dans une situation paradoxale : ils doivent essayer de donner leur preuve en performant en tant que réfugié ; toutefois, s’ils veulent faire en sorte que leur récit est reconnaissable et compréhensible selon les normes du processus juridique, la singularité, et possiblement l’authenticité de leur description peut être perdue. Cette hypothèse est supportée par de la recherche empirique effectuée par le Tribunal de révision des cas de réfugiés de l’Australie.

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Type
Articles
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