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Indirect Rule—French and British Style

Published online by Cambridge University Press:  23 January 2012

Extract

In his witty and thought-provoking Lugard Memorial Lecture, ‘Et maintenant, Lord Lugard?’ (Africa, xxxiii. 4, 1963), Gouverneur Deschamps has provided us with an excellent general appraisal of the relative achievements and failures of French and British ‘native’ administration in Africa. But he does not do full justice to the fundamental differences between the two systems. Though he hints at these differences on several occasions in his lecture, he contends that, far from what is generally supposed, the two were in practice very similar, since they both reposed on indigenous chiefs. He insists that ‘la seule différence est que nous n'avons pas tenté, comme vous, Lord Lugard, de moderniser ces états anciens, ni de créer des embryons d'états là où il n'en existait point’; or‘…[our administrative practice] ne différait de la vôtre (au moins en Afrique noire) que par une allure plus familière et des buts moins définis’. This seems seriously to underestimate the nature of the differences between the two systems, which were rather those of kind than of degree.

Résumé

STYLES FRANÇAIS ET BRITANNIQUES D'ADMINISTRATION INDIRECTE

Le Gouverneur Deschamps, dans sa conférence à la mémoire de Lord Lugard ‘Et maintenant, Lord Lugard ?’ ne fait pas suffisamment ressortir les différences fondamentales entre les systèmes d'administration indigène français et britanniques. Ces deux pays durent utiliser, pour gouverner leurs territoires, l'autorité politique existante, mais la situation et le pouvoir du chef dans les deux systèmes, et ses rapports avec le représentant politique étaient totalement différents. Le système britannique était basé sur les rapports consultatifs entre le représentant politique et l'autorité indigène — habituellement un chef — tandis que le système français plaçait le chef dans un rôle entièrement secondaire, semblable à un simple agent du gouvernement colonial central. Les Britanniques utilisaient les méthodes traditionnelles dans le choix de leurs chefs, mais les Français choisissaient plus souvent ceux qui avaient été loyaux, ou avaient reçu une certaine éducation. En conséquence, les chefs étaient souvent mal vus dans certaines parties de l'Afrique Occidentale Française, tandis que leur prestige augmentait généralement dans les territoires britanniques. Les Britanniques s'inspiraient de l'idée de développement autonome pour leurs territoires africains, mais les Français de celle d'assimilation, quʼils abandonnèrent plus tard en faveur d'une politique d'association. Le représentant politique français fut alors à même d'établir des rapports plus faciles avec l'Africain évolué que ne le fut le représentant britannique. Il est essentiel de comprendre la nature de ces différences entre les systèmes français et britanniques, non seulement afin d'être au courant de l'histoire coloniale en Afrique, mais aussi en vue d'apprécier les différences qui existent aujourdʼhui entre les deux blocs linguistiques principaux de l'Afrique indépendante.

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Type
Research Article
Copyright
Copyright © International African Institute 1964

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