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AVICENNA ON ANIMAL SELF-AWARENESS, COGNITION AND IDENTITY

Published online by Cambridge University Press:  02 February 2016

Ahmed Alwishah*
Affiliation:
Pitzer College, 1050 N Mills Avenue, Claremont, CA 91711, USA

Abstract

The purpose of this paper is to present a comprehensive and systematic study of Avicenna's account of animal self-awareness and cognition. In the first part, I explain how, for Avicenna, in contrast to human self-awareness, animal self-awareness is taken to be indirect, mixed-up (makhlūṭ), and an intermittent awareness. In his view, animal self-awareness is provided by the faculty of estimation (wahm); hence, in the second part, I explore the cognitive role of the faculty of estimation in animals, and how that relates to self-awareness. The faculty of estimation, according to Avicenna, serves to distinguish one's body and its parts from external objects, and plays a role in connecting the self to its perceptual activities. It follows that animal self-awareness, unlike human self-awareness, is essentially connected to the body. In the third part of the paper, I show that, while Avicenna denies animals awareness of their self-awareness, he explicitly affirms that animals can grasp their individual identity, but, unlike humans, do so incidentally, as part of their perceptual awareness.

Résumé

L'objectif de cet article est de produire une étude complète et systématique de la doctrine avicennienne de la conscience de soi et de la connaissance chez les animaux. Dans la première partie, j'explique comment, selon Avicenne, la conscience de soi chez l'animal, contrairement à la conscience de soi chez l'homme, est considérée comme indirecte, mélangée (makhlūṭ) et intermittente – la conscience animale étant, dans sa vision, issue de la faculté estimative (wahm). Aussi la seconde partie porte-t-elle sur la fonction cognitive de la faculté estimative chez les animaux et sur la manière dont cette fonction se rapporte à la conscience de soi. Pour Avicenne, la faculté estimative sert à distinguer notre corps et ses parties des objets extérieurs, et a pour rôle de connecter le soi à ses activités perceptives. Il s'ensuit que la conscience de soi chez l'animal, contrairement à la conscience de soi chez l'homme, est essentiellement connectée au corps. Dans la troisième partie de l'article, je montre qu'Avicenne, tout en refusant aux animaux la conscience de leur conscience de soi, affirme expressément qu'ils sont capables de percevoir leur identité individuelle mais que, contrairement aux êtres humains, ils le font de façon accidentelle, cette conscience étant une partie de leur conscience perceptive.

Information

Type
Research Article
Copyright
Copyright © Cambridge University Press 2016