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Chronic Neurological Disease Due to Methylmercury Poisoning

Published online by Cambridge University Press:  03 October 2018

Alan C. Jackson*
Affiliation:
Departments of Internal Medicine (Neurology) and Medical Microbiology, University of Manitoba, Winnipeg, Manitoba, Canada
*
Correspondence to: Alan C. Jackson, Health Sciences Centre, GF-543, 820 Sherbrook Street, Winnipeg, MB, Canada R3A 1R9. Email: ajackson2@hsc.mb.ca
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Abstract

Organic mercury, especially methylmercury, poisoning causes chronic neurological disease predominantly affecting the brain. There have been documented exposures from eating fish from contaminated waters in Japan and in northwestern Ontario and in Iraq from eating bread made from seed wheat treated with methylmercuric fungicide. The neurological disease is called Minamata disease in Japan. Visual field constriction due to involvement of the calcarine cortex, sensory disturbance due to involvement of the somatosensory cortex, and cerebellar ataxia due to involvement of granule cell neurons of the cerebellum are common and characteristic features due to methylmercury poisoning. Other neurological features include dysarthria, postural and action tremor, cognitive impairment, and hearing loss and dysequilibrium. In contrast, peripheral nerve disease is more characteristic of inorganic mercury intoxication. Similarly, psychosis is more typical of exposure to inorganic mercury, which has been documented in the felt hat industry (“mad hatter”). Laboratory tests (e.g., on blood and hair and toenail samples) are of limited value in the assessment of chronic neurological disease due to mercury poisoning because they may not reflect remote neuronal injury due to mercury. Methylmercury also causes injury to fetal brains during development. There is no effective treatment.

Résumé

Des maladies neurologiques chroniques attribuables à un empoisonnement au méthylmercure. L’empoisonnement au mercure organique, en particulier le méthylmercure, est la cause de maladies neurologiques chroniques qui affectent surtout le cerveau. Des cas d’exposition au méthylmercure ont ainsi été répertoriés au Japon et dans le nord-ouest de l’Ontario après que des individus ont consommé des poissons pêchés dans des eaux contaminées. En Iraq, c’est plutôt la consommation de pain confectionné à partir de semences de blé traitées avec un fongicide à base de méthylmercure qui a été pointée du doigt. Au Japon, la maladie neurologique qui en résulte a été baptisée Minamata. Parmi les caractéristiques habituelles de l’empoisonnement au méthylmercure, on peut citer: 1) la constriction du champ visuel en raison de l’impact de la scissure calcarine du lobe occipital; 2) des perturbations sensorielles attribuables au rôle du cortex somatosensoriel; 3) et l’ataxie cérébelleuse causée par l’action des cellules granulaires du cervelet. D’autres caractéristiques d’ordre neurologique incluent notamment la dysarthrie, des tremblements de la posture ou au moment d’exécuter une action, une déficience cognitive, une perte auditive et des symptômes de déséquilibre. En revanche, il faut rappeler que les maladies des nerfs périphériques sont davantage caractéristiques d’une intoxication au mercure inorganique. De même, les cas de psychose demeurent davantage typiques d’une exposition à ce type de mercure, ce qui a été documenté dans l’industrie des chapeaux en feutre (on parlait jadis de la « maladie des chapeliers fous »). Des tests effectués en laboratoire, par exemple à partir d’échantillons sanguins, capillaires ou d’ongles d’orteils, ont une valeur limitée quand il s’agit d’évaluer une maladie neurologique chronique attribuable à un empoisonnement au mercure. En effet, de tels test pourraient très bien ne pas rendre compte des lésions neuronales isolées causées par cet élément chimique. Mentionnons aussi que le méthylmercure entraîne des lésions cérébrales pendant le développement du fœtus. À cet égard, il n’existe aucun traitement efficace contre cette affection.

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Review Article
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