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Biais de mémorisation dans le trouble bipolaire à l’euthymie : l’effet perturbateur de la joie

Published online by Cambridge University Press:  15 April 2020

L. Lescalier*
Affiliation:
Institut de neurosciences de la Timone, UMR 7289, Aix-Marseille université et CNRS, Marseille, France AP–HM, hôpital Sainte-Marguerite, service de psychiatrie adulte,, Marseille, France
R. Belzeaux
Affiliation:
CRN2M, UMR 7286, Aix-Marseille université et CNRS, Marseille, France AP–HM, hôpital Sainte-Marguerite, service de psychiatrie adulte,, Marseille, France
J.-M. Azorin
Affiliation:
Institut de neurosciences de la Timone, UMR 7289, Aix-Marseille université et CNRS, Marseille, France AP–HM, hôpital Sainte-Marguerite, service de psychiatrie adulte,, Marseille, France
C. Deruelle
Affiliation:
Institut de neurosciences de la Timone, UMR 7289, Aix-Marseille université et CNRS, Marseille, France
P. Mazzola-Pomietto
Affiliation:
Institut de neurosciences de la Timone, UMR 7289, Aix-Marseille université et CNRS, Marseille, France
*
*Auteur correspondant. Adresse e-mail :lauriane.lescalier@ap-hm.fr (L. Lescalier)

Abstract

L’objectif de cette étude était d’étudier l’effet implicite des émotions faciales à valence positive et négative sur l’encodage de l’identité chez des patients atteints de trouble bipolaire de type 1 en période d’euthymie (EBIP1). Vingt-huit EBIP1 et vingt-huit sujets sains (CRT) ont été inclus dans l’étude. Dans la condition d’encodage, des visages neutres, joyeux et tristes étaient présentés aux participants. Suite à une tâche distractrice, la condition de rappel était proposée avec des identités déjà vues lors de l’encodage et des identités nouvelles toutes présentées avec une expression neutre. Enfin, afin d’écarter des difficultés d’identification des émotions, ces mêmes participants devaient effectuer une tâche de reconnaissance explicite des expressions émotionnelles. Chez les CRT, le rappel est réduit pour les visages encodés avec une expression triste alors que chez les patients EBIP1, le rappel est réduit pour les visages exprimant la joie à l’encodage. En outre, seule la performance de rappel des visages joyeux est réduite chez les EBIP1 par rapport aux CRT. Les patients EBIP1 présentent donc un déficit de mémorisation pour les stimuli positifs, présent en période d’euthymie. Nous pouvons envisager que ces difficultés sont dues à une perturbation de processus cognitifs et émotionnels, en particulier à la mise en place de schémas cognitifs entraînant des troubles de la régulation des émotions positives. Ainsi, ce déficit pourrait constituer un facteur de vulnérabilité émotionnelle en contribuant à l’instauration ou au maintien de la symptomatologie affective. À ce titre, les processus de régulation des émotions dans le trouble bipolaire pourraient être une cible de traitement prometteuse afin d’améliorer la récupération à long terme et la résilience, en plus de promouvoir la diminution des symptômes aigus.

Information

Type
Congrès français de psychiatrie: Rencontres avec l’expert
Copyright
Copyright © European Psychiatric Association 2015
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