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Between Populism and Juristocracy: The Republicanism of Rainer Knopff

Published online by Cambridge University Press:  04 June 2021

Geoffrey Sigalet*
Affiliation:
Research Group for Constitutional Studies, McGill University, Montreal, QC
*
*Corresponding author. Email: geoffrey.sigalet@ubc.ca
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Abstract

Rainer Knopff's scholarship on Canadian constitutionalism has offered some of the most trenchant criticism of the exercise of judicial review under the Charter, yet his theory has largely been misunderstood (as has that of his frequent co-author F. L. Morton). This article exposes two prominent critiques of Knopff's constitutional writings as straw man arguments and provides a republican account of his constitutional theory. The first straw man argument is that Knopff supports a majoritarian or populist conception of direct democracy. This claim is belied by Knopff's embrace of representative democracy and institutions structured to encourage reflexive deliberation. The second straw man argument is that Knopff is a moral rights skeptic. Knopff's rights skepticism is a legal skepticism about the determinacy of many rights that is merely a function of his inclusive legal positivism. The article concludes by reflecting on the republican lessons that Knopff's constitutional scholarship continues to offer, including how holding legislatures responsible for settling reasonable disagreements about legally indeterminate Charter rights might help counteract the twin threats of populism and juristocracy.

Résumé

Résumé

Les travaux de Rainer Knopff sur le constitutionnalisme canadien se sont prêtés à quelques-unes des critiques les plus tranchantes de l'exercice du contrôle judiciaire en vertu de la Charte, mais sa théorie a été largement incomprise (tout comme celle de son coauteur habituel, F.L. Morton). Cet article étale deux critiques dominantes des écrits constitutionnels de Knopff en les tenant pour des arguments fallacieux et fournit une description républicaine de sa théorie constitutionnelle. Le premier faux argument est que Knopff soutient une conception majoritaire ou populiste de la démocratie directe. Cette affirmation est démentie par l'adhésion de Knopff à la démocratie représentative. Le deuxième argument sans fondement veut que Knopff se montre sceptique à l’égard des droits moraux. Le scepticisme de Knopff en matière de droits n'est pas d'ordre moral, mais traduit plutôt une défiance positiviste envers le caractère juridique déterminant de nombreux droits. L'article se termine par une réflexion sur la façon dont le fait de tenir le pouvoir législatif responsable du règlement de désaccords raisonnables sur les droits juridiquement indéterminés de la Charte pourrait aider à contrer les menaces jumelles du populisme et de la juristocratie.

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Type
Research Article/Étude originale
Copyright
Copyright © The Author(s), 2021. Published by Cambridge University Press on behalf of the Canadian Political Science Association (l’Association canadienne de science politique) and/et la Société québécoise de science politique