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Quelqu’un pense à moi

Published online by Cambridge University Press:  15 April 2020

M. Morgieve*
Affiliation:
Inserm, Centre de recherche médicine, sciences, santé, santé mentale, société (CERMES3), université Paris Descartes, Sorbonne Paris-Cité, CNRS-UMR 8211,45, rue des Saints-Pères, ParisFrance Inserm U1127, CNRS UMR 7225, Sorbonne universités, UPMC université Paris 6 UMRS 1127, institut du cerveau et de la moelle épinière, ICM, Paris, France
A. Jiménez
Affiliation:
Inserm, Centre de recherche médicine, sciences, santé, santé mentale, société (CERMES3), université Paris Descartes, Sorbonne Paris-Cité, CNRS-UMR 8211,45, rue des Saints-Pères, ParisFrance
I. Ramos
Affiliation:
CNRS-UMR 8019, centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques (CLERSE), université des sciences et technologies de Lille, université de Lille 1, LilleFrance
*
*Auteur correspondant. Adresse e-mail : margot.morgievemas@inserm.fr (M. Morgieve)

Abstract

L’objectif de cette communication est de rendre compte d’une démarche sociologique d’évaluation d’un programme de veille des conduites suicidaires : ALGOS . ALGOS est une étude nationale multicentrique (23 centres) de l’efficacité d’un algorithme de recontact après une tentative de suicide (carte ressource avec numéro d’urgence, appels téléphoniques et/ou cartes postales). Mille cinquante-cinq suicidants ont été inclus suite à leur passage aux urgences. Comment les différentes catégories d’acteurs (psychiatres, psychologues, généralistes, cellule de recontact, urgentistes, suicidants) ont-ils pu se sentir impliqués dans ce programme ? La méthodologie adoptée pour accéder aux comportements d’appropriation du dispositif est triple :

– des entretiens semi-directifs téléphoniques avec des médecins traitants (n = 10), psychiatres (n = 10) et psychologues (n = 3) suivant les patients en soins courants ;

– des entretiens semi-directifs en face à face avec les psychologues (n = 4) et attachées de recherche clinique (n = 2) de la cellule de recontact du centre d’investigation clinique et avec des patients (n = 29) ayant participé au programme ;

– des focus groupes (3) avec les professionnels des urgences (n = 27) ayant inclus les patients dans le programme.

L’implication de la cellule de recontact apparaît comme un atout majeur du dispositif qui transparaît dans le discours et le vécu subjectif des suicidantsà travers la conviction : « Quelqu’un pense à moi ». La majorité des médecins, psychiatres et psychologues n’ont pas eu un sentiment d’implication dans le programme. Les professionnels des urgences ont eu des réactions très variées qui ne sont cependant pas corrélées avec le nombre d’inclusions. La majorité de ces professionnels a « joué le jeu ». Le programme semble être plus adapté à un profil spécifique de participants. Ces résultats sont mis en perspective par rapport à la discussion dans la littérature internationale .

Information

Type
Congrès français de psychiatrie: Rencontres avec l’expert
Copyright
Copyright © European Psychiatric Association 2015
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