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Contested Frontiers: Indigenous Power, Settler Rights and the Re-Constitution of Federal Territories

Published online by Cambridge University Press:  07 August 2025

Aaron John Spitzer*
Affiliation:
Department of Comparative Politics, University of Bergen, Christiesgate 15, Bergen 5007, Norway
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Abstract

Australia, Canada and the United States are settler-colonial federations comprising two types of federal units. The first are states/provinces: full, permanent federal partners, securely settler controlled. The second are territories. Historically, territories were “partners in waiting,” slated for federal incorporation once settlers achieved control of the jurisdiction, outnumbering and disempowering Indigenous peoples. The “rights revolution” made achieving control by force less acceptable. Meanwhile, in Australia, Canada and the US, there remain several territories where Indigenous peoples hold significant power. I find today’s remaining territories experience a new way settlers target Indigenous power, not through force but through rights-challenges. Further, I show these rights-challenges provoke “constitutive contests,” the outcome of which are consequential, potentially “re-constituting” territories in a manner fostering settler control. Finally, I explore why territories might be especially vulnerable to re-constitution through settler-rights challenges.

Résumé

Résumé

L’Australie, le Canada et les États-Unis sont des fédérations coloniales composées de deux types d’entités fédérales. Les premières sont les États/provinces: des partenaires fédéraux à part entière et permanents, solidement contrôlés par les colons. Les secondes sont les territoires. Historiquement, les territoires étaient des «partenaires en attente», destinés à être intégrés à la fédération une fois que les colons auraient pris le contrôle de la juridiction, en surpassant les peuples autochtones en nombre et en les privant de leurs pouvoirs. La «révolution des droits» a rendu moins acceptable la prise de contrôle par la force. Parallèlement, en Australie, au Canada et aux États-Unis, il existe encore plusieurs territoires où les peuples autochtones détiennent un pouvoir important. Je constate que les territoires qui subsistent aujourd’hui sont confrontés à une nouvelle forme de lutte des colons contre le pouvoir autochtone, qui ne passe plus par la force, mais par la remise en cause des droits. En outre, je montre que ces contestations des droits provoquent des «conflits constitutifs» dont les conséquences sont importantes, pouvant potentiellement «re-constituer» les territoires d’une manière qui favorise le contrôle des colons. Enfin, j’explore les raisons pour lesquelles les territoires pourraient être particulièrement vulnérables à la reconstitution par le biais de contestations des droits des colons.

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Research Article/Étude originale
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© The Author(s), 2025. Published by Cambridge University Press on behalf of the Canadian Political Science Association (l’Association canadienne de science politique) and/et la Société québécoise de science politique