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De plus en plus inquiets : qui sont les Québécois qui considèrent le français comme menacé et quelles en sont les conséquences électorales?

Published online by Cambridge University Press:  15 December 2025

Jean-François Daoust*
Affiliation:
École de politique appliquée, Faculté des lettres et sciences humaines, Université de Sherbrooke, 2 500, boulevard de l’Université, Sherbrooke (Québec) J1K 2R1, Canada
Thomas Gareau-Paquette
Affiliation:
Department of Government, Cornell University, 214 White Hall, Ithaca, NY 14853, United States
*
*Auteur correspondant : Jean-François Daoust; Courriel : jf.daoust@usherbrooke.ca
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Résumé

L’usage du français au Québec est en recul (Commissaire à la langue française, 2024a; Statistique Canada, 2022), contribuant à la perception que la langue française est menacée. Cette situation soulève plusieurs questions quant à l’évolution temporelle de l’opinion publique relativement à cette perception et ses conséquences politiques. Dans cet article, nous examinons d’abord l’évolution de l’opinion publique concernant la perception selon laquelle la langue française serait menacée afin de quantifier les changements survenus entre 1993 et 2024. Ensuite, nous analysons les déterminants de ce sentiment de menace. Enfin, nous examinons les conséquences électorales en politique fédérale. Les résultats illustrent (1) qu’une forte majorité des citoyens estime que le français est menacé, (2) cette proportion a nettement augmenté à travers le temps et (3) ce sentiment est lié au choix électoral. Ces conclusions suggèrent que les enjeux linguistiques constituent un facteur crucial pour mieux saisir la politique québécoise et canadienne.

Abstract

Abstract

The use of French in Quebec is declining (Commissaire à la langue française, 2024a; Statistics Canada, 2022), which contributes to the perception that the language is under threat. This raises questions about how public opinion has evolved over time and about the political consequences of that perception. In this article, we first describe how perceptions that French is threatened have changed from 1993 to 2024. We then analyze the determinants of this sense of threat. Finally, we examine the electoral consequences in federal elections. Our results show that (1) a strong majority of citizens believe French is threatened, (2) this share has clearly increased over time, and (3) this sentiment is linked to vote choice. These conclusions suggest that linguistic issues are a crucial factor for understanding Quebec and Canadian politics.

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Type
Étude originale/Research Article
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Creative Common License - CCCreative Common License - BY
This is an Open Access article, distributed under the terms of the Creative Commons Attribution licence (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/), which permits unrestricted re-use, distribution and reproduction, provided the original article is properly cited.
Copyright
© The Author(s), 2025. Published by Cambridge University Press on behalf of the Canadian Political Science Association (l’Association canadienne de science politique) and/et la Société québécoise de science politique
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Figure 1. Perception de menace linguistique au Québec, de 1993 à 2024.Notes. Les intervalles de confiance à 95 % sont inclus. La ligne grise indique la tendance linéaire ajustée (droite de régression par moindres carrés ordinaires).

Figure 1

Figure 2. Déterminants de la perception que le français est menacé au Québec.Notes. Régression présentée au tableau A5 de l’annexe. Les barres horizontales représentent les intervalles de confiance à 95 %. Les catégories de référence pour les variables sont : « génération Z » (pour les générations), « revenu faible » (pour le revenu), « femme » (pour le genre), « pas de scolarité/diplôme d’études secondaires » (pour l’éducation), « anglophone » (pour la langue maternelle) et « Ouest de Montréal » (pour la région).

Figure 2

Figure 3. Sentiment de menace et choix électoral.Notes. Les barres horizontales représentent les intervalles de confiance à 95 %. Les deux régressions sont respectivement présentées aux tableauxA6 et A7 de l’annexe.

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