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Concilier les approches sociohistoriques et les approches ethnographiques dans l’étude du nationalisme : une analyse de cas de la résonnance de la bataille des Éperons d'or en Flandre

Published online by Cambridge University Press:  24 June 2022

Dave Poitras*
Affiliation:
Département de sociologie, Université de Montréal, Pavillon Lionel-Groulx, C. P. 6128, succursale Centre-ville, Montréal, QC, H3C 3J7, Canada
Frédérick Guillaume Dufour
Affiliation:
Département de sociologie, Université du Québec à Montréal, Case Postale 8888, succursale centre-ville, Montréal, QC, H3C 3P8, Canada
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*Auteur correspondant. Courriel : dave.poitras@umontreal.ca
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Résumé

Cet article a pour point de départ la querelle épistémologique survenue entre Anthony D. Smith et Jon E. Fox et Cynthia Miller-Idriss concernant les différentes approches du champ d’études du nationalisme. Alors que Fox et Miller-Idriss rejettent la pertinence d'une approche sociohistorique dans l’étude ethnographique du nationalisme, Smith considère l'ethnographie comme une pratique descriptiviste dénuée d'intérêt scientifique qui, de surcroit, fait abstraction des recherches sur la nation conduite au cours des dernières décennies. Afin de dénouer cette impasse, nous proposons une démarche méthodologique visant à concilier ces deux approches par l'entremise du concept de lieu de mémoire. À partir d'une étude de cas, la bataille des Éperons d'or et sa résonance dans les pratiques discursives, nous illustrons comment l'historicité du fait national peut s'avérer essentielle pour comprendre le fonctionnement de la nation au quotidien et nous éclairer sur la manière dont les Flamands se construisent en tant que sujets nationaux.

Abstract

Abstract

The point of departure of this article is the epistemological quarrel between Anthony D. Smith and Jon E. Fox and Cynthia Miller-Idriss regarding the different approaches in nationalism studies. While Fox and Miller-Idriss reject the pertinence of a sociohistorical approach in an ethnographic investigation of nationalism, Smith understands ethnography as a descriptivist practice devoid of scientific interest which, moreover, disregards research on nationalism conducted over the past decades. In order to resolve this impasse, we propose a methodological approach aimed at conciliating these two approaches through the concept of lieu de mémoire. Based on a case study, the Battle of the Golden Spurs and its resonance in discursive practices, we illustrate how historical nationhood may prove essential to understand everyday nationhood, and shed light on the ways in which Flemings construct themselves as national subjects.

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Étude originale/Research Article
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Copyright
Copyright © The Author(s), 2022. Published by Cambridge University Press on behalf of the Canadian Political Science Association (l’Association canadienne de science politique) and/et la Société québécoise de science politique